Monday, June 26, 2017

Texte du stupéfiant jugement rendu le 6 juin 2017 à mon encontre + Texte de mes premiers commentaires


Tribunal de Grande Instance de Paris,
17e chambre correctionnelle, 6 juin 2017

Président : Fabienne Siredey-Garnier. Assesseurs : Marc Pinturault et Caroline Kuhnmunch. Ministère public : Florence Gilbert. N° de parquet : 14356000489. Plaidoiries le 9 mai 2017. Robert Faurisson porte plainte pour diffamation publique contre Ariane Chemin, journaliste du Monde, et Teresa Cremisi, directrice de publication des Editions Flammarion, pour avoir écrit et publié dans Le Monde / 70 ans d’histoire (août 2014, 496 p.) un article intitulé : « 29 décembre 1978 / Le jour où Le Monde a publié la tribune de Faurisson » (p. 469-470).
Le texte du jugement qui me déboute de mes demandes
Voyez ci-après les neuf pages du jugement du 6 juin 2017 qui déclare recevable l’offre de preuve d’Ariane Chemin, renvoie Ariane Chemin et Teresa Cremisi des fins de la poursuite, déclare Robert Faurisson recevable en sa constitution de partie civile et le déboute de ses demandes en raison de la relaxe prononcée.
Mes premiers commentaires sur ce jugement
Me voici déclaré 1) un menteur, 2) un falsificateur et 3) un faussaire de l’histoire. De 1979 à 2017, soit en 38 ans, jamais une instance judiciaire n’a porté à mon encontre une seule de ces trois accusations. Si j’avais été vraiment condamné à l’un ou à l’autre de ces titres, les médias du monde occidental auraient immanquablement corné la nouvelle à tous les échos.
Mais il y a pire. Dans ce jugement, on ne me fournit pas un seul exemple, pas une seule preuve de ce que je serais effectivement soit « un menteur professionnel », soit un « falsificateur », soit un « faussaire de l’histoire ». J’attendais au moins trois exemples, trois preuves. Je ne découvre rien de tel.
Parce que j’ai souvent fait état du résultat de mes enquêtes sur les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs, et cela notamment en une phrase de près de soixante mots, j’ai pu être condamné pour « diffamation raciale (!) », pour « dommage à autrui » (!), pour « contestation » (loi Gayssot) (!) ou pour tel autre motif, mais jamais je n’ai été condamné comme menteur professionnel, comme falsificateur ou comme faussaire de l’histoire. Certains de mes adversaires sont allés jusqu’à déplorer cet état de fait surtout quand, par exemple, un arrêt de la Cour d’appel de Paris, en date du 26 avril 1983, a rendu justice à la qualité de mes travaux sur les « chambres à gaz nazies ». J’ai, d’autre part, obtenu, par le passé, la condamnation de personnes déclarant que j’avais été condamné comme faussaire de l’histoire (tel a été le cas de l’avocat Bernard Edelman, docteur en droit, et du responsable du Recueil Dalloz-Sirey« la bible des juristes », successivement en première instance, en appel et en cassation ; voy., par exemple, Le professeur Faurisson obtient la condamnation du Dalloz-Sirey, 23 novembre 1983).
L’explication, incroyablement biscornue, de mes juges se situe à la page 6 de leur écrit. Pour eux, les différentes juridictions qui, par le passé, se sont prononcées sur mon cas l’auraient fait en recourant à des « formulations et précautions stylistiques et méthodologiques » qui cachaient leur conviction profonde selon laquelle j’aurais « occulté et travesti la vérité historique ». Mes juges estiment que leurs précautionneux prédécesseurs n’auraient pas exprimé le fond de leur pensée ! Pendant 38 ans (de 1979 à nos jours), lesdits prédécesseurs auraient considéré que j’étais un homme qui avait « occulté et travesti la vérité historique » mais, pendant 38 ans, prenant toutes sortes de précautions, ils n’auraient pas osé et su le dire. Ici on attend une démonstration. On aimerait savoir comment, tout d’un coup, en 2017, mes juges auraient soudainement sondé les cœurs et les reins de leurs timides prédécesseurs. Quelles auraient été au juste ces « formulations » précautionneuses ? Ces « précautions stylistiques » ? Et surtout ces « précautions méthodologiques » qu’on a peine à imaginer vu le caractère jargonnesque de la formulation ? On aimerait surtout des démonstrations rigoureuses avec, d’une part, les phrases des anciens juges, d’autre part, leurs « précautions » et, enfin, la traduction précise de leur pensée profonde par de nouveaux juges, sans doute particulièrement pénétrants.  
De quel droit le tribunal s’est-il dispensé de toute véritable démonstration ?
Il est arrivé que, portant plainte contre telle personne me traitant de « faussaire », j’aie été débouté. Tel a été le cas quand Robert Badinter a osé dire à la télévision qu’il m’avait fait condamner « pour être un faussaire de l’histoire ». Mais la vérité allait se révéler toute autre. En 2007, les juges de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris ont expressément prononcé que l’ancien Garde des Sceaux avait « échoué en son offre de preuve » (p. 16 du jugement du 21 mai 2007), ce qui signifie que R. Badinter n’avait pas été capable de prouver que Faurisson avait été condamné en qualité de « faussaire de l’histoire ». R. Badinter n’avait échappé à une condamnation qu’au bénéfice de « la bonne foi » (sic). Dans ces conditions, les juges de la même chambre du même tribunal de Paris, cette fois-ci, en 2017, sous la présidence de Dame Siredey-Garnier ne peuvent  pas se prévaloir d’un tel jugement et l’invoquer pour conclure qu’il y avait là, dans ce jugement même de 2007, une preuve de plus de ce que Faurisson était au fond un faussaire de l’histoire, un faussaire stigmatisé comme tel par une instance juridictionnelle française. C’est  pourtant ce qu’ont eu l’audace de faire ces juges, le 6 juin 2017.
Autre étrangeté : en 1990, le Parlement, avec la loi Gayssot (ou « loi Faurisson »), a soudain institué en délit le fait même de contester l’existence de la Shoah et des « chambres à gaz exterminatoires ». Soit ! Mais comment, le 6 juin 2017, le tribunal a-t-il pu ajouter que cette loi « confère nécessairement aux personnes persistant [dans la contestation] la double qualité de délinquant et de menteur » (p. 6) ? La qualité de « délinquant », certes, mais celle de « menteur », nulle part. On s’arroge le droit de qualifier de « menteur » celui qui ose « contester » la vérité révélée aux juges et par les juges de Nuremberg : serions-nous là face à l’application d’un dogme de nature religieuse, selon lequel celui qui persiste à douter est nécessairement de mauvaise foi ?
Le tribunal présidé par Dame Siredey-Garnier s’est lui-même permis de gravement falsifier le texte et le contenu de l’arrêt susmentionné du 26 avril 1983. Au bas de la page 8, citant un important passage de cet arrêt, il en interrompt subitement le cours et en omet froidement la si importante conclusion. Juste après les mots « plus de quatorze ans », suivis d’un point-virgule, la cour avait ajouté le considérant suivant : «  la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur les chambres à gaz nazies] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ».  On aura noté la présence de la conjonction « donc ». Pour la cour, les recherches, les travaux, les conclusions de M. Faurisson en ce domaine sont si sérieux (car sans aucune trace soit de « légèreté », soit de « négligence », soit d’ignorance délibérée, soit, surtout, de « mensonge ») que tout le monde doit avoir le droit 1) de dire, tout comme Faurisson, que ces prétendues chambres à gaz nazies ne sont qu’un mensonge historique et 2), à plus forte raison, d’en débattre librement. 
Comment des magistrats peuvent-ils ainsi pousser l’aplomb jusqu’à dénaturer par de tels escamotages le sens d’une décision de justice ? Il est inconcevable qu’un arrêt qui contient, dans l’une de ses parties, un pareil hommage à mon travail sur les prétendues armes de destruction massive d’Adolf Hitler contienne, au fond, l’idée ou l’accusation que je serais « un menteur professionnel », un « falsificateur » ou un « faussaire de l’histoire ». Il est tout aussi inconcevable qu’un jugement où il est dit que Robert Badinter a été incapable de prouver qu’il avait, en tant qu’avocat, fait condamner Robert Faurisson en qualité de « faussaire de l’histoire » contienne, au fond, l’idée que le même Robert Faurisson serait, lui, un « faussaire avéré de l’histoire ». Assurément des juges peuvent quelquefois exprimer au début de leur sentence un avis, puis, par la suite, exprimer sur tel autre point des réserves ou des critiques mais ils ne le feront pas au point d’aller jusqu’à s’infliger un pareil démenti ou jusqu’à tenir un discours aussi incohérent.
26 juin 2017 

[Ces « premiers commentaires » devraient avoir prochainement une suite]



Friday, June 23, 2017

Les Le Pen : tel père, telle fille, bien plus qu’on ne pense ?

En 1987, lors de l’affaire du « détail », Jean-Marie Le Pen a malheureusement très vite battu en retraite et il a finalement admis l’existence et le fonctionnement des mythiques « chambres à gaz [nazies] ».
Tout récemment, « Hannibal », alias Martin Peltier, vient de nous faire une remarque en ce sens dans Rivarol et hier « Bocage » a été bien inspiré d’appeler notre attention sur son article (bulletin 5989, « Rivarol : Si seulement Le Pen avait osé … ») :
Il faut toujours lire l’hebdomadaire Rivarol (19 avenue d’Italie, 75013 Paris, www.rivarol.com) si l’on ne veut pas passer à côté d’une belle perle.
Dans le Rivarol n° 3287 du 15 juin, Hannibal – toujours lui ! – dans un article intitulé « De l’imposture de Zorro à l’assassinat de Jeanne d’Arc » (en page 12), s’interroge sur celui ou celle qu’il aurait fallu choisir pour défendre la nation française et il écrit :

A vrai dire, Le Pen lui-même n’avait pas tout à fait le profil. C’était Du Guesclin, ce qui n’est déjà pas si mal. Il lui manquait les voix, celles d’en haut, pas celles des électeurs, sainte Catherine, sainte Marguerite. Il lui manquait, pour réussir une pleine rupture avec le système, une volonté de sacrifice christique, qui lui aurait fait prononcer certaines vérités en direct au vingt heures, amenant sa mort politique pour libérer l’Euramérique de son mensonge originel. Mais il n’est pas facile de se laisser tuer en direct sur le Golgotha médiatique. Ne pleurons pas sur le passé, voyons l’avenir. Pour que les peuples continuent à espérer en Jeanne d’Arc, il y a sacrément intérêt à ce qu’elle se ramène fissa. La foi flageole.
Rappelons-nous la mémorable interview (http://www.ina.fr/video/CAB87032378) où, il y a trente ans, le 15 septembre 1987, interrogé sur les chambres à gaz nazies, Le Pen avait répondu : « Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé ». Il avait ajouté que, personnellement, il n’avait pas pu en voir. Et, vivement pris à partie, il avait vite cédé concluant que, de toute manière, ces chambres à gaz n’étaient en somme qu’un moyen parmi d’autres pour les Nazis de massacrer les juifs ; celles-ci ne constituaient donc qu’un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Le 18 septembre 1987 il a tenu à se justifier dans une longue déclaration à la salle de conférences de l’Assemblée nationale, publiée par Le Quotidien de Paris dans son édition des 19-20 septembre, p. 2, dont voici un extrait :
Les camps de concentration où moururent par millions juifs, tziganes, chrétiens et patriotes de toute l’Europe et les méthodes employées pour mettre à mort les détenus : pendaisons, fusillades, piqûres, chambres à gaz, traitements inhumains, privations, constituèrent un chapitre, une partie, un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, comme en témoignent d’ailleurs tous les ouvrages généraux qui y furent consacrés.
Il est dommage qu’à ses agresseurs il n’ait pas dit qu’il comptait sur eux pour lui faire voir ce qu’il n’avait pas pu voir et que personne d’autre que lui n’avait pu voir et décrire devant un tribunal de façon convaincante : il n’existe, en effet, aucune expertise médico-légale attestant de ce qu’en tel camp, à tel endroit, il a réellement fonctionné une telle « arme de destruction massive ». En 1945-1946, au cours de leur grand procès-spectacle de Nuremberg, les accusateurs de l’Allemagne n’en ont pas fourni la moindre description. Les plans de construction des cinq crématoires d’Auschwitz, que j’ai découverts le 19 mars 1976 et qu’on tenait soigneusement cachés, montrent au contraire que ces crématoires n’ont jamais contenu que des locaux inoffensifs et radicalement impropres à un quelconque gazage homicide.
Il vaut la peine d’écouter Le Pen trois jours après le soir du « détail » (http://www.ina.fr/video/CAB87032637), puis quatre mois plus tard, en janvier 1988 (http://www.ina.fr/video/I00005274).
Dans son récent programme électoral on l’a vu réclamer en principe l’abrogation de la loi anti-révisionniste dite « loi Gayssot » mais, à moins que je ne me trompe, il n’est jamais intervenu en faveur d’un révisionniste aux prises avec la police de la pensée. Encore en 2017, il n’a élevé aucune protestation en faveur du libraire Benoît Loeuillet, responsable du Front national à Nice, chassé du jour au lendemain de son parti par les soins de Marine Le Pen en personne (à ce sujet voyez mon bref article du 18 mars 2017 : Marine Le Pen entre en campagne contre le révisionnisme historique. Que va décider Jean-Marie Le Pen ?).
 Les Le Pen : tel père, telle fille, bien plus qu’on ne pense ?  
                                                                                                                        23 juin 2017

Saturday, June 3, 2017

Mon procès contre Ariane Chemin (9 mai 2017) : pour mémoire, le cas symptomatique de Raul Hilberg


Le plus prestigieux des historiens de ce qu’on appelle « l’Holocauste » ou la « Shoah », ou « l’extermination des Juifs » n’est autre que le professeur Raul Hilberg (1926-2007), juif américain, qui, pour sa part, tenait à parler de ce qu’en termes plus mesurés il appelait « La destruction des Juifs d’Europe » (The Destruction of the European Jews).

Dans mon compte rendu de l’audience du 9 mai 2017 du procès que j’ai intenté contre la journaliste Ariane Chemin, relisez de près les termes dans lesquels cet historien a fini par nous expliquer que, si l’on ne trouve en fin de compte aucune preuve de la réalité d’une telle horreur, c’est que cette horreur sans précédent aurait été perpétrée secrètement (!) à la suite d’un complot (!!) ourdi par la bureaucratie allemande qui, peu à peu, avait renoncé à l’écrit pour l’oral et usé de la télépathie (!!!). Je ne plaisante pas ; selon R. Hilberg, ce crime aux proportions gigantesques avait été commis, en propres termes, par l’effet d’« une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie ».

En 1988 est parue La destruction des Juifs d’Europe (Fayard, 1 101 pages). Il s’agissait de la traduction de The Destruction of the European Jews (New York, London, Holmes & Meier, 3 volumes, 1 274 pages) ; curieusement, cette édition se qualifiait de « Revised and Definitive », une précision absente de la traduction française. Dans sa livraison du mardi 7 juin 1988, en page 7, le journal Le Monde décidait de frapper un grand coup en faveur de la sortie du livre en français et contre « le révisionnisme à la Faurisson ». En un pavé de citations, il regroupait les avis de cinq personnalités faisant autorité dans l’historiographie de la « Shoah ». Le ton des commentaires était tout simplement dithyrambique. Qu’on en juge !

Claude Lanzmann, dans Le Nouvel Observateur, avait salué un livre unique :

Livre unique, livre phare, livre môle, vaisseau d’histoire ancré dans le temps et comme hors du temps, immortel, immémorial, auquel rien, dans la production historique ordinaire, ne peut se comparer.

Dans L’Express, Luc Ferry, futur ministre de l’Education nationale, et Sylvaine Pasquier avaient, pour leur part, écrit :

La Destruction des Juifs d’Europe s’impose déjà comme la référence obligée sur le sujet ... Contre le révisionnisme à la Faurisson, la critique morale échoue, faute d’argumentation scientifique. Cette somme pulvérise la prétendue démonstration de l’inexistence des chambres à gaz ; et analyse, chiffres à l’appui, l’ampleur de ce que Le Pen appelle « le point de détail ».

Quant à Annette Levy-Willard, dans Libération, elle avait salué un monument :

Un monument implacable du XXe siècle. Le récit, jour après jour de la genèse, de l’idée, de la mise en place, du fonctionnement de la gigantesque machine à broyer des millions d’êtres vivants.

Pierre Vidal-Naquet, dans La Croix, avait annoncé « Un livre magistral ».

De 1961, année où était parue la première édition de son ouvrage, jusqu’en 1982, R. Hilberg s’en était tenu à l’explication traditionnelle selon laquelle le IIIe Reich avait, de bout en bout, ordonné, organisé et mené à bien une destruction systématique des « Juifs d’Europe » en usant d’ordres et de moyens dont, en principe, il devait être facile de retrouver de multiples preuves. C’est à partir de la fin des années 1970, quand les révisionnistes ont vraiment démontré l’inexistence ou l’inconsistance des preuves avancées, que R. Hilberg, mis au pied du mur et sommé de fournir de véritables preuves, s’est vu finalement contraint d’exposer en 1983 son insoutenable théorie de ce qu’il a appelé «
 an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy ». Deux ans plus tard, en janvier 1985, lors du premier procès de Toronto où comparaissait le révisionniste Ernst Zündel, assisté notamment de l’avocat Doug Christie que je secondais en qualité d’expert, R. Hilberg, lui-même expert de l’accusation, allait subir en plein prétoire la plus cuisante et la plus humiliante des défaites. La transcription officielle des débats en fait foi.

Personnellement je garde en mémoire l’instant pathétique où le malheureux Hilberg a quitté la barre d’où il avait si piteusement tenté de répondre à nos questions. Nous avons, lui et moi, échangé un regard. Emu par sa défaite, j’ai alors failli quitter ma place, me porter à sa rencontre et le réconforter d’un mot. Je m’en suis abstenu, eu égard au sort bien plus déplorable de mon ami Ernst Zündel et de tant de révisionnistes. Par la suite, pendant des années, il donnera l’impression de maintenir sa thèse, si absurde, si aberrante et même si loufoque qu’on ne saurait guère lui en trouver d’équivalent dans la production historiographique ; seuls les procès de sorcellerie religieuse ou de sorcellerie politique ont atteint de tels sommets d’inanité. Il mourra en 2003, ce qui lui épargnera de constater que par la suite, de 2003 à 2017, la thèse exterminationniste ira de désastre en désastre si bien qu’elle ne subsiste plus aujourd’hui, çà et là, que par la force injuste de lois d’exception et grâce à une répression judiciaire de plus en plus cynique contre les révisionnistes. R. Hilberg aura certes fait « école » mais dans le sens le plus fâcheux du mot : plus s’accumulent de nouvelles versions de la thèse officielle où l’on s’efforce encore de nous faire croire à l’existence durant la dernière guerre mondiale d’une extermination des juifs, plus s’affiche l’impossibilité d’en fournir la moindre preuve. Sur le plan de la science et de l’histoire, la victoire des révisionnistes est totale ; sur le même plan historique et scientifique la défaite des exterminationnistes est écrasante et s’accompagne, en outre, du déshonneur d’exercer une telle répression, digne des régimes totalitaires.

Ne l’oublions jamais, c’est avec Raul Hilberg que l’histoire de la prétendue Shoah a vraiment tiré ses premières et ses dernières balles. C’est avec l’existence de son gros ouvrage en anglais, en français, en allemand que, pendant quelques années, on a pu faire croire à une partie du grand public qu’un prestigieux historien américain avait gagné la partie contre les révisionnistes. Mais c’est aussi, en grande partie, à cause de son exemple et de ses pures spéculations d’« historien de papier » qu’en fin de compte les adversaires du révisionnisme historique ont non seulement perdu la bataille mais aussi perdu l’honneur.

NB : En 2003 paraîtra une troisième édition en anglais. En 2006, Gallimard en publiera une traduction en français présentée comme une « édition définitive, complétée et mise à jour » « avec des compléments et rajouts inédits de l’auteur pour cette version française ».
3 juin 2017

Saturday, May 27, 2017

Je porte plainte pour diffamation contre Ariane Chemin, journaliste du "Monde" (audience du 9 mai 2017)


Un dessin de Karlo : rarement un dessin a-t-il aussi bien résumé une audience

Mieux vaut tard que jamais. Me sont enfin parvenus quelques « reportages » sur l’audience qui s’est tenue le 9 mai 2017 à la XVIIe chambre correctionnelle de Paris où, sous la présidence de Mme Fabienne Siredey-Garnier, je portais plainte pour diffamation publique contre la journaliste Ariane Chemin. En 2014, dans un gros ouvrage intitulé Le Monde, 70 ans d’histoire, publié par Flammarion, elle m’avait décrit comme « un menteur professionnel », un « falsificateur » et un « faussaire de l’Histoire ».

En ce 9 mai, tout au long d’une interminable audience, pas un exemple, pas une preuve n’ont été apportées d’un mensonge, d’une falsification ou d’un faux qu’on aurait pu découvrir dans mes écrits ou déclarations, de 1974 à nos jours ! Dans le passé, certains avaient parfois formulé ce type d’accusations diffamatoires mais il leur en avait cuit. Tel avait été le cas en 1983 pour un certain Bernard Edelman et, en 2007, pour Robert Badinter, ancien ministre de la Justice. Le premier, dans une « note sous jugement » publiée par le Recueil Dalloz Sirey de doctrine de jurisprudence et de législation, avait dénaturé un arrêt me concernant pour mieux me traiter de faussaire ; il avait été condamné (et son éditeur avec lui) par un jugement du 23 novembre 1983, jugement confirmé par un arrêt de la cour d’appel du 8 mars 1985 ; à son tour, le 15 décembre 1986, la cour de cassation confirmait. Quant à R. Badinter, il avait menti en prétendant m’avoir « fait condamner pour être un faussaire de l’histoire » ; au procès que je lui avais intenté pour diffamation, il avait littéralement « échoué en son offre de preuve » (ce sont les propres mots du tribunal) mais il avait été acquitté au bénéfice de « la bonne foi » ; en conséquence, il m’arrive de l’appeler « Robert Badinter, mon menteur, mon diffamateur … de bonne foi ».

Des « témoins » avaient été annoncés pour ce 9 mai, des témoins capables, en principe, de prouver mes mensonges, mes falsifications et mes faux.

Deux ténors, en particulier, étaient attendus : d’une part, Serge Klarsfeld et, de l’autre, Claude Lanzmann, l’auteur du film Shoah. Las ! Ils ne se sont pas présentés à la barre ! Nulle explication n’a été fournie de leur absence ! S’est présenté un certain Laurent Joly, un universitaire, qui a reconnu et prouvé de facto qu’il ne connaissait pour ainsi dire rien au sujet ; pour refuser de répondre à des questions qui l’embarrassaient il a, comme certains autres, utilisé un subterfuge consistant à prendre une posture de vertueuse indignation devant mon questionnement et à refuser de m’adresser la parole.

Valérie Igounet s’est dite « intimement persuadée » de telle triste « vérité » sur mon compte mais a pris soin d’ajouter : « Je ne suis pas psychologue » ; elle n’a produit aucune preuve de mes turpitudes et s’est vite éclipsée. L’historienne Annette Wievorka n’a pas mieux fait mais elle a tout de même accepté une forme de dialogue. 

Au centre du procès : Ariane Chemin, une journaliste « people » à l’ignorance crasse ! Au cœur du problème historique soulevé : un prestigieux historien juif, Raul Hilberg, un savant ! A eux seuls, ces deux destins croisés nous donnent une idée de la manière dont un énorme mythe des temps modernes prend naissance, puis se développe pour finalement s’effondrer sur le plan strictement historique et scientifique tandis que sa survie médiatique n’est plus qu’une illusion.

A. Chemin a reconnu qu’elle s’était aventurée sur un terrain dont elle ne connaissait rien. Si elle a pleuré à l’audience, c’est peut-être en songeant aux trop réelles épreuves subies par les victimes de la déportation mais c’est peut-être aussi, et surtout, en constatant une fois de plus que, sur le plan historique et scientifique, ses amis étaient bien incapables de répondre à l’argumentation révisionniste. Au début de sa mésaventure elle avait, les yeux fermés, accordé confiance à la rumeur selon laquelle les « négationnistes » n’étaient que des menteurs faciles à confondre et voilà qu’il lui fallait se rendre à l’évidence : ces « négationnistes », ces « pervers », ne cessaient d’accumuler victoires sur victoires sur le plan de l’histoire et de la science (voy. La totale victoire des révisionnistes sur le plan historique et scientifique, 31 décembre 2015).

La recevant à mon domicile en août 2012, j’avais, devant elle, prononcé le nom de Raul Hilberg, le plus grand historien de « la destruction des juifs d’Europe ». « Qui c’est ça ? » m’avait-elle naïvement lancé. Je m’étais alors fait un devoir de lui montrer qu’au cours du temps, cet universitaire américain avait pris conscience de ce qu’il n’existait décidément aucune preuve d’une prétendue politique d’extermination des juifs d’Europe pendant la guerre. Faute de preuve, R. Hilberg en avait été réduit à une « explication » totalement fumeuse : pour lui, les bureaucrates nazis s’étaient secrètement entendus pour abandonner l’écrit au profit de l’oral (sic) et, pour perpétrer leur immense crime, ils avaient opéré par « transmission de pensée consensuelle » (sic). Oui, textuellement, selon R. Hilberg, pendant la guerre il avait fonctionné « une vaste bureaucratie [nazie] pratiquant une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy) ! A la trop crédule journaliste, j’avais montré et lu quelques brefs passages de la traduction en français du gros ouvrage de R. Hilberg (La Destruction des juifs d’Europe, Fayard, 1988, 1101 pages ; p. 51-54 et p. 60). Pour R. Hilberg, il n’avait, en fait, pas existé « un plan préétabli » pour un massacre organisé des juifs (p. 51) ! Tout à coup, à l’en croire, « la décision fut prise d’anéantir tous les juifs d’Europe » (ibid.) mais le grand historien ne nous dit pas un seul instant quand, par qui ou sous quelle forme cette extraordinaire décision a été prise ; idem pour l’ordre prétendument donné à des « groupes mobiles de tueurs » en Russie. Il écrit que « Ressentant le besoin d’agir sans contrainte, [ces bureaucrates] créèrent un climat [sic] propice qui leur permit d’écarter progressivement le modus operandi du formalisme écrit » pour « des opérations secrètes » (p. 52). A la seule page 53, R. Hilberg s’autorise toutes les affirmations suivantes, dont je reproduis certains mots en italique : il y eut 1) des « directives écrites non publiées », 2) de « larges délégations de pouvoir aux subordonnés, non publiées », 3) « des accords implicites et généralisés entre fonctionnaires, aboutissant à des décisions prises sans ordre précis ni explications », 4) « En dernière analyse, la destruction des juifs ne fut pas tant accomplie par l’exécution de lois et d’ordres que par suite d’un état d’esprit, d’une compréhension tacite, d’une consonance et d’une synchronisation », 5) « L’opération  ne fut pas confiée à une agence unique », 6) « il n’y eut jamais d’organisme central chargé de diriger et coordonner à lui seul l’ensemble du processus », 7) « L’appareil de destruction s’étendait de tous côtés ; il était diversifié et, avant tout, décentralisé ». A la page 60, toujours en observant le même flou artistique, il conclut que cette prodigieuse et monstrueuse entreprise criminelle a été l’œuvre « d’une très vaste machine administrative » sans « organisme spécial », sans « budget particulier » (un comble, surtout en temps de guerre où rien ne peut se faire sans une dotation sévèrement délimitée, précise et contrôlée). Chacune des branches administratives [ministérielle, des forces armées, de l’économie, du parti] devait jouer dans le processus un rôle spécifique, et chacune trouver en elle-même les moyens d’y accomplir sa tâche ». Autant dire que nous nous situons là dans Les Nuées d’Aristophane. Il va sans dire que, dans la suite de son gros ouvrage, l’auteur ne fournit pas plus d’explication à tant de mystères et d’abstractions quintessenciées, dignes d’un sophiste que ses adversaires révisionnistes ont publiquement démasqué en janvier 1985, à Toronto, au premier procès d’Ernst Zündel. Le cas de R. Hilberg a préfiguré celui de tous nos « historiens de l’Holocauste ». Tous ont échoué dans leur entreprise et n’ont laissé derrière eux que des productions livresques et fallacieuses « destiné[e]s aux « poubelles de l’histoire » (formule reprise par un Jean-Claude Pressac revenu de sa collaboration avec S. Klarsfeld ; voy. V. Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 652).

L’avocate de la journaliste A. Chemin, Me Catherine Cohen-Richelet, a parlé pour ne rien dire. Elle n’a pas caché son embarras devant l’arrêt du 26 avril 1983 (première chambre civile, section A), qui avait rendu hommage à la qualité de mes recherches et de mes conclusions sur « le problème des chambres à gaz ». La cour avait, en effet, déclaré qu’on ne trouvait dans mes travaux sur le sujet aucune trace 1) de légèreté, 2) de négligence, 3) d’ignorance délibérée ou 4) de mensonge. En foi de quoi, avaient ajouté les magistrats, « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur ce sujet] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ». Autrement dit, tout Français se voyait reconnaître le droit de reprendre à son propre compte mes  propres conclusions sur « le problème des chambres à gaz ».

Le procureur, Mme Gilbert, n’a pas montré plus de compétence et elle allait endormir l’assistance quand, soudain, s’est produit un coup de théâtre. L’avocat des Editions Flammarion, Me Christophe Bigot, s’est levé pour déclarer : « Il faut être pessimiste ! » Il s’en est pris aux prédécesseurs de la présidente qui, à son avis, avaient été les victimes de la « perversité intellectuelle » de Faurisson. Choix de citations de Me Bigot : les juges avaient succombé à la « sidération ». « Ils n’avaient pas été à la hauteur ». Ils avaient eu « des pudeurs de collégiennes ». « On a intoxiqué les juges ». « Vous êtes manipulés par Faurisson ». « C’est tout simple, extrêmement simple : sa perversité arrive toujours à ses fins ». « Il est établi que Robert Faurisson est un falsificateur ». Or, « vous ne dites jamais que c’est établi ». « Je laisse de côté les chambres à gaz ». « Le génocide des juifs est établi ». « C’est un crime établi par Nuremberg, une juridiction internationale ». Voyez « ce qui vous pend au nez ». « Ne vous laissez pas entraîner par les précédentes décisions ». « Vos prédécesseurs n’ont pas eu ce courage ». « Il faut desserrer l’étau ». « Les juges bricolaient ». « On a droit à l’indignation ». Le dossier de ce procès est « un dossier à enjeu ». Bref, pour cet avocat, grâce à la loi Gayssot se prévalant du procès de Nuremberg, tout était clair : « C’est établi, ça a été tranché ». Il ne restait plus qu’à frapper. Le brave homme ignorait-il que, pour ce qui était de frapper Faurisson avec le knout de la loi portant le nom du communiste Jean-Claude Gayssot, on ne s’en était pas privé ? L’ennui est que la loi Gayssot ou « loi Faurisson » réprime la contestation de l’existence de « crimes contre l’humanité » tels que définis et sanctionnés en 1945-1946 par un semblant de tribunal, constitué de vainqueurs jugeant leurs propres vaincus et cela selon leur propre bon vouloir et avec la conviction que ce procès de Nuremberg était « la continuation de l’effort de guerre des nations alliées » (Procureur Robert Jackson, organisateur en chef du procès, le 26 juillet 1946, TMI XIX, p. 415). L’article 19 du statut de ce « tribunal » prononçait cyniquement : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves … ». L’article 21 ajoutait : « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique mais les tiendra pour acquis ». Ce « tribunal » considérait comme « preuves authentiques », et donc indiscutables, les documents et rapports officiels des « Nations Unies » (dénomination datant de janvier 1942). Sans vergogne, il décrétait d’avance la culpabilité d’entiers groupes humains. Il excluait toute possibilité d’appel. Sans rien prouver, il accréditait une somme impressionnante de mensonges et de ragots, tels que celui du « savon juif », des gazages homicides de Dachau, des abat-jours de peau humaine, l’attribution aux Allemands du massacre de Katyn sans compter des aveux ou confessions extorqués par la privation de sommeil et autres moyens coercitifs, comme allaient plus tard l’admettre leurs bourreaux (voyez, par exemple, Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz, 7 mai 1987). A eux seuls, les multiples ouvrages de Carlos Whitlock Porter, tels que War Crimes Trials and Other Essays, ont fait justice de ces ignominies. Invoquer directement ou indirectement l’autorité du prétendu « Tribunal militaire international de Nuremberg », c’est se moquer du monde et se déshonorer soi-même. On ne connaît personne qui admettrait d’être jugé par des magistrats capables d’adopter les principes et le comportement des juges du  TMI. Répétons-le, 1) en ce qui concerne un ordre ou un programme d’extermination des juifs, 2) en matière de chambres à gaz d’exécution, 3) sur le chiffre de six millions de juifs exterminés, le TMI n’a apporté aucune preuve. Il a osé dire qu’Adolf Eichmann en personne avait indiqué ce chiffre de six millions alors qu’en réalité c’est Wilhelm Höttl qui avait déclaré dans une déposition écrite sous serment (affidavit) qu’Eichmann lui avait fait cette confidence. Pour plus de détails sur ce scandaleux mensonge de W. Höttl et du TMI, voyez Les Victoires du révisionnisme (suite), 11 septembre 2011. Pour ces gigantesques assassinats imputés aux vaincus, le TMI n’a pas même ordonné une seule de ces expertises médico-légales qui, on le sait, sont indispensables dans le cas de l’assassinat ou du suicide d’un seul individu.

Au moins dans ses tirades, Me Bigot a-t-il, par ailleurs, insisté sur le point suivant : jamais Faurisson n’a été, de sa vie, convaincu par un tribunal ou une cour d’avoir été un menteur, un falsificateur, un faussaire en quelque domaine que ce fût. Je n’ai jamais été contredit quand, dans mes conclusions ou dans le prétoire, j’en ai appelé à l’adage bien connu selon lequel « Ce n’est pas devant les tribunaux que l’Histoire peut trouver ses juges ». Les magistrats ne peuvent  s’instituer « juges de l’Histoire ». Parfois ce principe a été répété par les magistrats eux-mêmes des tribunaux et des cours devant lesquels j’ai eu à comparaître. Quant au « génocide des juifs », jamais le Tribunal militaire international ni aucun autre tribunal n’en a produit la preuve ! Rappelons qu’en 1951, l’historien Léon Poliakov, qui avait été attaché à la délégation française de Nuremberg, avait conclu que, pour tous les chapitres de l’histoire du Reich nous disposions d’une surabondance de documents à l’exception d’un seul chapitre, celui de « la campagne d’extermination des juifs ». On ne connaissait, disait-il, aucun document sur ce point (Bréviaire de la haine / Le IIIe Reich et les Juifs, Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 171). Par la suite, « malgré les recherches les plus érudites » (François Furet), on n’a rien trouvé de plus de 1946 à nos jours. En revanche, les révisionnistes ont produit des milliers de faits, de documents et d’arguments matériels ou physico-chimiques prouvant que le Troisième Reich n’a pu commettre contre les juifs le crime positivement atroce du « Génocide », de « l’Holocauste » ou de « la Shoah ».

On aura compris que j’attends avec curiosité le jugement que Mme F. Siredey-Garnier rendra dans cette affaire le mardi 6 juin 2017, à 13h30, à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.
27 mai 2017

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NB: Le lendemain, mercredi 7, aura lieu, en appel, à la salle Jules Grévy, le procès qui m’est fait pour avoir participé, le 11 décembre 2006, à la conférence de Téhéran sur « l’Holocauste »  ; à cette conférence avaient été invités aussi bien des tenants de la thèse officielle de « l’Holocauste » que des révisionnistes. Jacques Chirac avait immédiatement demandé à son ministre de la Justice l’ouverture d’une enquête sur mon compte.

La vidéo sur le procès contre Ariane Chemin a été réalisée par Vincent Lapierre : cette mise en ligne, qui date du 23 mai, vers minuit, est particulièrement intéressante. A ne pas manquer : la lecture des commentaires.

Sur « L’affaire Faurisson », un rappel : L’Incroyable Affaire Faurisson (présentation du 5 juillet 2014).

Sur le procès de Nuremberg : Le procès de Nuremberg (1945-1946) est le crime des crimes, 22 novembre 2010.

Wednesday, May 17, 2017

Manuel Valls : « Dans tout le monde on est meuchant avec moi. Dans tout le monde, sauf en Israël »


En un premier temps relisez mon petit article La victoire de Dieudonné et l’humiliation de Valls (6 février 2015). 
En un deuxième temps, cherchez sur Internet un site quelconque où peut se voir et s’entendre le sketch de Dieudonné sur Manu la Tremblote.
En un troisième temps, délectez-vous de la lecture de Pour Valls, « Macron est méchant » et « n’a pas de limites » (Le Point, 14 mai 2017).
Etonnant ! Vous y verrez que le diagnostic quasi médical que portaient autrefois Robert et Dieudo sur Manuel Valls se vérifie aujourd’hui dans la réalité. 
Voici, en effet, qu’en mai 2017 Manu la Tremblote se plaint comme un enfant gâté de ce qu’on est, paraît-il, meuchant-meuchant avec lui. Certes Macron vient de lui faire une fleur en lui annonçant qu’il ne lui opposerait aucun rival aux prochaines élections mais Manu, qui est « lucide », n’est pas dupe. Il déclare : « Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe ». Il ajoute que François Hollande est méchant, mais « dans un cadre » tandis que Macron, lui, est un méchant renforcé car, dans la méchanceté, il « n’a pas de codes, donc pas de limites ». Avec sa modestie habituelle, il se juge « pas dupe », « lucide » et même « extrêmement lucide ».
Il se plaint 1) de ce qu’on se joue de lui jusqu’au bout (sic), 2) de ce qu’on l’humilie (sic), 3) de ce qu’on l’isole (sic) et 4) de ce que, pour finir, on se paie sa tête en lui offrant une dérisoire et fausse compensation.
Oh ! Mais attention !  « L’arrogance » (sic) qu’il découvre, par exemple, chez tel proche de Macron, ne va pas suffire à le déstabiliser. Sous-entendu : en plus de son extrême lucidité, il possède une solidité à toute épreuve.
Plus que jamais on se demande si Manu ne serait pas atteint d’une forme de démence. Souffrirait-il, en plus, de la maladie de la persécution ? Serait-il un colérique sujet à des transes de haine, de hargne et de détestation ? Et puis, que cache un tel degré d’immodestie et de candide forfanterie ? 
Une nouvelle occasion se présente aujourd’hui de tourner en dérision ce fanatique, ce désaxé qui, oubliant sa charge de ministre et ses hautes responsabilités politiques, avait été vu dans les rues de Paris se précipitant à pied vers le Conseil d’Etat ou le Conseil constitutionnel pour s’y assurer qu’un Dieudonné ne pourrait plus jamais poursuivre en France ses tournées de comédien, de bouffon, de génie comique. 
Mais ne nous inquiétons pas outre mesure pour celui qui, se jugeant « éternel » (autre vantardise), a, en juin 2011, déclaré : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (voyez, au site « arretsurimage.net » à la date du 14 novembre 2012Valls « lié a Israël » : une déclaration embarrassante ?, sans oublier les commentaires).

Dernière heure (Europe1.fr, 21h43) : Dieudonné candidat aux législatives contre Manuel Valls
17 mai 2017