Thursday, February 28, 2008

L’Imposture de la «fille aux loups» (livre et film, 1997–2008)

L’imposture a pris naissance en 1997. Des révisionnistes l’avaient dénoncée. Encore récemment, je téléphonais au journal Le Monde pour protester contre le silence du journal au sujet de nouvelles révélations sur l’escroc en jupon qui se faisait passer pour juive et prétendait s’appeler Misha Defonseca alors qu’elle n’était nullement juive et portait le nom de Monique Dewael. Cette histoire juive à la belge est comparable à l’imposture de Wilkomirski (en réalité Grosjean), qui, elle, était une sorte d’histoire juive à la suisse. Ces deux impostures ont valu à leurs auteurs respectifs un accueil délirant auprès de certains milieux juifs et une renommée mondiale qui leur a rapporté des sommes considérables.

Dans sa livraison datée du 28 février 2008 (p. 27), un article du Monde signé de Jean‑Pierre Stroobants, correspondant du journal à Bruxelles, a pour surtitre “Polémique. Porté à l’écran, ce best‑seller relate la vie d’une fillette juive sous l’Occupation” ; il porte pour titre : “Doutes en Belgique sur la véracité du récit de “Survivre avec les loups”.

Je vous renvoie à cet article dont voici trois passages :

1) “En salles en France depuis le 16 janvier, le film [avec Guy Bedos], bien que salué pour ses qualités visuelles, est au coeur d’une vive polémique en Belgique, où il est sorti il y a quelques jours. Des historiens juifs, des spécialistes des loups et des journalistes remettent en cause l’histoire de Misha Defonseca. Arguments à l’appui, ils affirment que son récit est inventé de toutes pièces.”

2) “Plus généralement, on s’interroge à Bruxelles sur les ressorts d’un possible mensonge et sur ses conséquences, d’autant que le film visait d’abord à parler de la Shoah aux plus jeunes.”

3) “[Le film] sortira prochainement en Allemagne et pourrait, selon certains, donner du grain à moudre aux négationnistes, d’autant qu’il présente une image très négative des Allemands dans leur ensemble”.

A en croire Le Monde, nous serions redevables à “des historiens juifs” de la découverte de la supercherie. Le procédé est habituel. Jamais on ne rend hommage aux révisionnistes (appelés “négationnistes”) et toujours c’est à “des juifs” qu’on fait crédit d’un salutaire retour à la vérité. Je l’ai encore récemment écrit (“En Confidence”, 28 décembre 2007, p. 21) : si jamais un jour l’histoire officielle me donnait raison sur l’imposture du génocide et des chambres à gaz, “je me retirerais du combat, quitte à voir certains de mes adversaires clamer que, décidément, l’humanité est redevable aux fils d’Israël d’une géniale découverte de plus : “Chambres à gaz hitlériennes et génocide des juifs n’ont jamais existé ! Il s’agissait d’une imposture montée de toutes pièces par des antisémites afin de discréditer les juifs!”

J’espère être en mesure de revenir bientôt sur ces mille et une arnaques du Shoah-Business.

Saturday, February 23, 2008

Enfants juifs : leur déportation ne signifiait pas leur extermination

Les 11 000 ou 11 400 (en fait, 11 426) enfants juifs déportés de France dont nous entretiennent chaque jour les médias ont été effectivement déportés mais non pas, comme on le dit ou comme on l’insinue un peu partout, déportés et assassinés ou exterminés. Il suffit pour s’en convaincre de lire, entre autres, deux ouvrages de Serge Klarsfeld: 1) La Shoah en France, volume 4, «Le Mémorial des enfants juifs déportés de France», Arthème Fayard, 2001; 2) les différentes éditions du livre intitulé Les 11 400 enfants juifs déportés de France, édité à la fois par «Les Fils et Filles des déportés juifs de France» et par le «Centre national d’information sur les enfants juifs déportés de France» (1ère édition en octobre 1994 et dernière (?) édition en mai 2006). De la même manière, à Paris, au Mémorial de la Shoah, le visiteur est amené à croire que les noms inscrits sur les murs d’entrée sont ceux de juifs morts alors qu’il s’agit en réalité de juifs partis en déportation.

En 1978, S. Klarsfeld avait publié son Mémorial de la déportation des juifs de France. Au moins y faisait-il suivre d’un point (fort discret, il est vrai) les noms de certains rescapés, c’est-à-dire de personnes revenues en France; il en évaluait le nombre à environ 2 500 sur un total de 75 721 déportés. Cette évaluation minimaliste reposait sur des arguments dont j’avais, à l’époque, dénoncé la malhonnêteté. Ici, dans les deux ouvrages susmentionnés, rien de tel pour les enfants: pas le moindre point, aucun signalement systématique, aucune évaluation chiffrée du total des rescapés. C’est de manière tout à fait épisodique, en examinant de près les textes qui accompagnent certaines photographies, que le lecteur peut, par exemple, apprendre que telle personne, déportée dans son enfance, est encore bien vivante de nos jours et milite ardemment pour «la Mémoire». Pourquoi S. Klarsfeld s’est-il abstenu de mentionner systématiquement les enfants rescapés, aujourd’hui souvent appelés «survivants» ou «miraculés», et pourquoi n’en a-t-il pas indiqué le total approximatif? J’ai mon idée là-dessus ainsi que sur l’angoisse manifestée par Simone Veil dans cette affaire, mais je souhaite ne traiter que plus tard de ces sujets.

Ils se comptent encore aujourd’hui par centaines de milliers les «survivants» de la «Shoah». Certains d’entre eux sont connus pour faire profession de «témoigner» dans les écoles et ailleurs, soit par la parole, soit par leurs écrits, de ce qu’a pu être leur enfance à Auschwitz ou dans d’autres camps (certains juifs sont nés à Auschwitz ou dans ces camps). S. Klarsfeld avait toute faculté de consulter des documents, des registres, des photographies concernant le retour soit en France, soit dans leurs pays d’origine, des juifs déportés de France vers l’Est; il s’agissait essentiellement d’étrangers ou d’apatrides précisément originaires de l’Est européen. La France, pour sa part, n’a manqué en 1945 ni d’organisations pour l’accueil des familles juives revenues de déportation, ni de centres d’accueil ou de homes d’enfants juifs. En outre, à elles seules, les archives françaises et, en Allemagne, celles du Service international de recherches d’Arolsen, interdites aux chercheurs révisionnistes, pouvaient fournir à S. Klarsfeld une ample provende.

A l’origine, les Allemands souhaitaient un «refoulement vers l’Est» (Zurückdrängung nach Osten) des seuls juifs âgés de 16 à 45 ans et aptes au travail. Mais les autorités juives, catholiques ou protestantes se sont, parfois avec véhémence, élevées contre la dislocation des familles et ont obtenu que les parents pussent emmener leurs enfants avec eux. Les représentants de l’Etat français («Travail, FAMILLE, Patrie») ont, eux aussi, fait valoir les droits et les besoins de la famille. A l’époque, Pinkney Tuck, chargé d’affaires américain à Vichy, avait demandé à Pierre Laval d’intervenir dans le même sens. Les juifs en question étaient à ce point partagés sur le sujet qu’on a parfois fait voter les parents pour savoir si, dans leur majorité, ils voulaient ou non prendre leurs enfants avec eux (Claude Lévy et Paul Tillard, La Grande Rafle du Vél d’Hiv, Laffont, 1967, p. 131). Selon l’historien Michel Laffitte, «La plupart des familles ne veulent pas courir le risque d’être déportées sans leurs enfants» (Un engrenage fatal : L’UGIF [Union générale des israélites de France] face aux réalités de la Shoah, 1941-1944, Liana Levi, 2003, p. 124). Par «enfants», Klarsfeld entend «enfants jusqu’à dix-huit ans».

Sur ces sujets l’on se reportera, dans l’index de mes Ecrits révisionnistes (1974-1998) (4 volumes), au nom de S. Klarsfeld. On peut également lire, de Jean-Marie Boisdefeu, «Des Enfants rescapés d’Auschwitz» (Akribeia, mars 2000, p. 94-99). Parmi les nombreux témoignages écrits d’anciens enfants juifs d’Auschwitz ou d’autres camps, citons ceux de Simone Veil (longtemps enregistrée comme gazée sous son nom de jeune fille, Simone Jacob), de Samuel Pisar, d’Anna Novak (J’avais 14 ans à Auschwitz, Presses de la Renaissance, 1982), d’Ida Grinspan («J’ai eu quinze ans à Auschwitz», Cahiers Bernard Lazare, février 1994), de Simone Lagrange, de Maurice Kling, de Jacques Zylbermine, de Charles Papiernik (intéressant pour ce qu’il écrit sur un centre de formation de jeunes juifs aux métiers du bâtiment à Auschwitz-Birkenau), d’André Kahn et Charles Zelty, de Raymond Federman, de Charles Baron, … Les dessins sur papier réalisés par des enfants à Auschwitz ou dans d’autres camps ne manquent pas («Dans les camps, des enfants dessinaient», La Déportation, édition FNDIRP, 1967, p. 241-244, avec un dessin signé Hana Grünfeld). Les photographies de mères juives avec leurs nourrissons à la libération des camps sont connues ainsi que celles, en particulier, des enfants sortant d’Auschwitz-Birkenau. A Paris, une exposition a été consacrée aux 426 enfants juifs trouvés à la libération de Buchenwald. Même un Hermann Langbein ne cache pas qu’à Auschwitz chaque nouveau-né était immatriculé et qu’il y avait un jardin d’enfants (Hommes et femmes à Auschwitz, Fayard, 1975, p. 234). S. Veil a écrit qu’à Auschwitz les femmes enceintes recevaient «un supplément de pain que les SS eux-mêmes leur enviaient» («Réflexions d’un témoin», Annales, Armand Colin, mai-juin 1993, p. 693). Il va de soi que ces détails sont enfouis sous un amoncellement de récits évoquant les abominations réelles ou surajoutées de la vie concentrationnaire. Les déportations ont été l’une des horreurs vraies de la guerre. Toutes méritent d’être rappelées, y compris les gigantesques et meurtrières déportations des minorités allemandes de l’Est vers la fin de la guerre et, après l’armistice, au moment de la «libération» (sic) de l’Europe.

Ce 13 février, lors du rituel dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il avait «demandé au gouvernement de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 [âge moyen: dix ans] se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah.» Ces enfants, outre qu’ils étaient pour la plupart étrangers ou apatrides et non français, ne sont pas tous morts et l’on n’a pas vu la preuve qu’ils aient été exécutés comme tend à le laisser entendre, ici, l’expression «victimes de la Shoah». D’ailleurs, à ce même repas du CRIF, ne voyait-on pas figurer, juste à côté de N. Sarkozy, en la personne de Simone Veil, l’un de ces «enfants» déportés en 1944 vers Auschwitz?

Je suggère que dans le droit fil de l’initiative de N. Sarkozy soient prises, sans plus attendre, les deux décisions suivantes: chaque classe d’enfants des écoles juives de France, d’Israël et d’ailleurs prendra en charge la mémoire d’un enfant palestinien assassiné; chaque classe d’enfants anglais ou américains prendra en charge la mémoire d’un enfant allemand phosphorisé ou d’un enfant japonais atomisé.

Thursday, February 14, 2008

Une page de Céline sur Harvey et Galilée

 
Au début du XVIIe siècle, presque simultanément, le Toscan Galilée et l’Anglais Harvey ont publié leurs découvertes respectives, l’un dans le domaine de l’astronomie et l’autre dans celui de la physiologie. Tous deux ont été châtiés de leur témérité. Selon la tradition, le premier passe pour avoir résumé sa scandaleuse pensée en quatre mots : « E pur si muove » (Et pourtant elle se meut) tandis que le second aurait condensé sa non moins scandaleuse découverte en dix pages ; il faut dire que ce dernier avait aussi eu l’audace de poser l’axiome « Omne vivum ex ovo » (quatre mots là encore, qui signifient que tout être vivant provient d’un œuf).

Céline évoque leur mémoire à la toute fin de ses Entretiens avec le Professeur Y (1955). Dans ce qu’il appelait « mon mémoire façon d’interviouve », où il condense magistralement sa pensée sur l’art et la vie, il note avec finesse que le fait même de résumer au lieu d’exposer constitue un défi de plus à l’autorité qui déjà s’alarme de l’audace de votre thèse. Résumer, c’est manifester de l’assurance. C’est donner à entendre qu’on maîtrise son sujet. C’est frapper. Or il y a péril à défier ainsi l’autorité. Mais écoutons Céline :

Tout considérant… humblement… le mémoire d’Harvey faisait dix pages, en latin, sur la « Circulation du Sang »… lui qu’était coté, honoré, favori du roi… d’un jour à l’autre plus un client !... sa maison ravagée et tout !... le monde entier contre lui !... pour un petit écrit de dix pages ! alors ? alors ?... il faut se méfier de faire trop court… et Galilée donc !... quatre mots ! qu’est-ce qu’il a pris !... comment qu’il a dû s’excuser !... pour ses quatre mots !... s’agenouiller !... je me relis moi là, il faut se relire !... il faut se méfier de faire trop bref… tout mon mémoire façon d’interviouve… on se relit jamais assez !... oh !... oh !... non… non ! tout de même… ça peut pas aller si loin… je le dis ! ce n’est pas de telle importance… [FIN]

Pour mon humble part, ce n'est ni en quatre mots ni en dix pages que j'ai résumé ma propre thèse mais en une phrase de soixante mots que j'ai prononcée devant Ivan Levaï, en décembre 1980, à Radio Europe N° 1.  Cette phrase, dont j'ai conscience de ce que j'aurai à en porter le poids pour le restant de mes jours, je l'assume.

                                                                                                            14 février 2008

Tuesday, February 5, 2008

Robert Faurisson répond à six questions de la journaliste italienne Giovanna Canzano


1 Quelles sont pour vous les conquêtes les plus significatives du révisionnisme historique ?
[Au préalable, permettez-moi une mise au point : je me trouve être d’abord sujet britannique, puis citoyen français et je veux qu’il soit clair que c’est exclusivement en ma qualité de sujet britannique, et donc en homme libre, que je vais répondre à vos questions].
A condition de remplacer le mot de « conquêtes » par celui de « victoires », vous trouverez une réponse à votre première question dans un texte que j’ai précisément intitulé « The Victories of Revisionism » (Téhéran, 11 décembre 2006). J’y énumère vingt de nos victoires. Sur le strict plan scientifique et historique, ces victoires ont été si importantes en nombre et par leur étendue qu’il ne reste plus pierre sur pierre de l’édifice de mensonges construit par la religion de « l’Holocauste ». Sur le plan médiatique, en revanche, notre échec est cuisant puisque – force est de le constater – malgré notre présence sur Internet, avec l’Aaargh-VHO, Radio Islam et tant d’autres sites révisionnistes, le grand public semble ignorer à peu près tout de nos succès comme de la déroute de nos adversaires.
Prenons le cas du juif américain Raul Hilberg ; il est le Number One des historiens de ce qu’on appelle « Holocauste » ou « Shoah » et que, pour sa part, il préfère nommer « la destruction des juifs d’Europe ». C’est en 1961 qu’il a publié sa première version de The Destruction of the European Jews. A l’époque, il soutenait avec aplomb la thèse selon laquelle Adolf Hitler avait donné deux ordres d’exterminer les juifs d’Europe (p. 177). Ces ordres, dont, curieusement, il n’indiquait ni les dates ni les contenus respectifs, avaient été, selon lui, suivis d’instructions diverses aboutissant, d’une part, à des massacres systématiques de juifs par les Einsatzgruppen en Russie et, d’autre part, à l’édification de « camps d’extermination » (sic) en Pologne ou en Allemagne, en particulier à Auschwitz ; toujours à l’en croire, afin de perpétrer ce crime spécifique et sans précédent, les Allemands avaient inventé et utilisé des armes spécifiques et sans précédent appelées soit « camions à gaz », soit « chambres à gaz » (utilisant, en particulier, l’insecticide Zyklon B). Mais, d’année en année, sous la pression de la critique révisionniste qui lui demandait des preuves et non de prétendus témoignages, R. Hilberg a dû battre en retraite. En 1983, il a fini par déclarer que, toute réflexion faite, ce gigantesque massacre n’avait pas été concerté (comme il l’avait d’abord écrit) mais s’était produit spontanément, au sein de la vaste bureaucratie allemande, « par une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (« by an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy »). En janvier 1985, au début du premier des deux grands procès intentés par des organisations juives canadiennes au révisionniste Ernst Zündel, à Toronto, nous lui avons fait confirmer sous serment ces étranges propos. Au cours de la même année, dans la seconde édition de son ouvrage, il a, une nouvelle fois, exposé la nébuleuse théorie selon laquelle la destruction des juifs d’Europe s’était produite par un phénomène de génération spontanée et s’était développée par transmission de pensée. Il précisait que l’entreprise criminelle en question s’était déroulée sans plan, sans agence spéciale, sans directives ni autorisations écrites, sans ordres, sans explications, sans budget, sans donc laisser de trace pour l’historien. D’où, si l’on comprend bien, l’impossibilité pour l’historien de produire des preuves. Il a conclu : « En dernière analyse, la destruction des juifs ne fut pas tant accomplie par l’exécution de lois et d’ordres que par suite d’un état d’esprit, d’une compréhension tacite, d’une consonance et d’une synchronisation » (La Destruction des juifs d’Europe, Paris, Fayard, 1988, p. 53 ; dans l’original : « In the final analysis, the destruction of the Jews was not as much a product of laws and commands as it was a matter of spirit, of shared comprehension, of consonance and synchronization », The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 55). Or, dans toute l’histoire du monde, on ne connaît pas un seul crime aux proportions gigantesques qui se serait ainsi produit par l’opération du Saint-Esprit et qui, ne laissant aucune trace de sa conception, de ses préparatifs ou de son organisation, aurait, au surplus, produit des millions de « miraculés » ayant échappé au supposé massacre.
Dès 1978/1979, dans le journal Le Monde, j’avais montré que l’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurtait à une impossibilité technique radicale et j’avais mis la partie adverse au défi de nous montrer comment un meurtre de masse tel que le prétendu génocide des juifs avait été possible techniquement. Dans une déclaration commune signée de 34 historiens et auteurs français, dont Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel et Jacques Le Goff, on m’avait répliqué : « Il ne faut pas se demander comment techniquement un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979). C’est ce qui s’appelle tout à la fois avouer sa propre impuissance et imposer aux autres le respect d’un tabou. Au fond, R. Hilberg a connu, en 1983-1985, un désarroi et une humiliation comparables à ce qu’avaient subi en France, dès 1979, ses 34 collègues ou amis. Si vous voulez d’autres exemples des concessions auxquelles nous avons acculé les tenants de la thèse du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies, reportez-vous, dans mon texte du 11 décembre 2006, aux dix-huit autres cas que j’ai retenus. Ne manquez surtout pas celui de Jean-Claude Pressac, un personnage qui avait été soutenu et vanté par le couple Klarsfeld ; après de multiples publications en faveur de la thèse officielle, J.-C. Pressac a fini, le 15 juin 1995, par signer, sous forme de réponse écrite à un questionnaire de Valérie Igounet, une sorte d’acte de capitulation en rase campagne où il a reconnu que le dossier de la thèse de l’extermination était « pourri », irrémédiablement « pourri », et qu’il était voué aux « poubelles de l’histoire ». Cet acte de capitulation nous a été caché pendant cinq ans. Le texte ne nous en a été révélé qu’en l’an 2000 ; il a été reproduit en un petit caractère typographique, à l’extrême fin d’un gros livre précisément signé de Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France (p. 651-652).
Pour ce qui est du nombre des morts d’Auschwitz, prétendu « camp d’extermination » (dénomination créée par des Américains) situé au cœur d’un prétendu système de liquidation physique des juifs, la vérité officielle n’a cessé de connaître des révisions à la baisse : jusqu’au début de 1990, ce nombre a été fixé à 4 000 000 de juifs et de non juifs ; en 1995, il est tombé à 1 500 000 ; puis, il a été successivement de 1 100 000, de 800 000, de 700 000 et de 600 000 ; en 2002, avec Fritjof Meyer, rédacteur en chef du Spiegel, il est descendu à 510 000. Il reste aux historiens officiels, c’est-à-dire aux auteurs non poursuivis en justice pour leurs écrits, encore des progrès à faire pour atteindre le chiffre réel d’environ 125 000 ; c’est, en effet, probablement à ce chiffre que s’est monté le nombre des morts en près de cinq ans dans les 39 camps du complexe d’Auschwitz, ravagé, notamment en 1942, par d’effroyables épidémies de typhus qui ont tué des détenus, des gardiens et jusqu’à des médecins-chefs en charge de la santé des détenus.
2 Pouvez-vous nous résumer brièvement les persécutions physiques et judiciaires que vous avez dû subir à cause de l’expression publique de vos thèses historiques ?
Mon lot a été le suivant : une dizaine d’agressions physiques, près de trente ans de procès, des perquisitions, un flot de condamnations judiciaires, des saisies à ma banque, une carrière brisée, d’ignobles retombées sur ma femme et sur mes enfants ; le tout à l’instigation ou avec la pleine approbation des autorités médiatiques, politiques, universitaires et cela dans une atmosphère d’hallali avec des appels au meurtre et des flots d’ordures et de boue déversés de toutes parts sur ma personne. Le bâtonnier des avocats de Paris, Christian Charrière-Bournazel, estime que les écrits ou propos de Faurisson ne sont que boue et ordure et il se décrit lui-même en « éboueur sacré ».
Mais, dans mon malheur, j’ai eu de la chance. Jusqu’ici, mon révisionnisme ne m’a pas valu un seul jour de prison ferme. Mon sort est enviable si je le compare à celui des révisionnistes qui, en Allemagne, en Autriche, en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Suède ou au Canada ont été jetés en prison. Il y a cinq ans aujourd’hui, le 5 février 2003, la police américaine a enlevé Ernst Zündel à sa femme dans leur maison du Tennessee pour le mettre en prison, puis pour l’extrader au Canada qui, à son tour, l’a livré à l’Allemagne. Ses procès, d’abord à Toronto, puis à Mannheim, se sont déroulés dans des conditions révoltantes. Son internement à Toronto, pendant deux ans, a été digne de Guantánamo et d’Abou Graïb. Nul ne peut dire si ce juste, ce héros, sortira un jour de prison et pourra retrouver sa femme, ses enfants et ses petits-enfants.
3 La conférence révisionniste qui s’est tenue à Téhéran en décembre 2006 a provoqué une onde d’indignation mondiale ; a-t-elle aussi eu des retombées positives ?
Permettez-moi une rectification. La conférence de Téhéran ne peut ni ne doit être qualifiée de « révisionniste ». La vérité est qu’elle était ouverte à tous, y compris aux révisionnistes. Elle a fait connaître au monde entier l’existence du révisionnisme mais sans parvenir à briser l’étau de la censure qui s’est immédiatement partout resserré et qui fait que le grand public continue d’ignorer quels sont au juste nos arguments et nos conclusions. On a, un peu partout dans le monde occidental, crié au blasphème. De retour dans leurs pays d’origine, des participants de la conférence se sont retrouvés en butte à la répression, en particulier un Suédois, un Australien et deux des six courageux rabbins antisionistes qui avaient fait le déplacement : le grand rabbin d’Autriche et un rabbin de Manchester. Pour ma modeste part, je suis l’objet d’une enquête judiciaire réclamée à l’époque par Jacques Chirac ; j’ai été deux fois convoqué par la police judiciaire ; la seconde fois, tout récemment, j’ai été mis en garde à vue et ma maison a été perquisitionnée. Je vous invite à venir au procès qui se prépare ainsi mais dont la date n’est pas encore fixée. Je réserve à mes juges et au procureur une déclaration dont ils se souviendront. Aujourd’hui même, je viens d’apprendre que, dans une autre affaire (celle d’une interview accordée à « Sahar », station de la radio-télévision iranienne), la cour de cassation a confirmé que j’aurai à verser 18 000 euros d’amende et d’indemnités diverses.
4 Que pensez-vous de l’avenir du révisionnisme et, en particulier, des tentatives d’introduire en Italie une loi antirévisionniste comme la loi française ?
L’avenir du révisionnisme me paraît compromis et l’avenir des révisionnistes, particulièrement sombre. Le sort qui nous attend pourrait être comparable à celui des païens après le triomphe du christianisme au quatrième siècle de notre ère : l’effacement progressif. Je crains l’extension d’une loi antirévisionniste à l’échelle de l’Europe. Mais, vous devez le savoir, on peut réprimer le révisionnisme sans instituer pour autant une loi spécifique en ce sens. Voyez, par exemple, le comportement des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande avec, en particulier, en plus du cas d’Ernst Zündel, ceux de Germar Rudolf, de Fredrick Töben et de Joel Hayward (ce dernier, semi-révisionniste d’origine juive, a sauvé sa peau et sa carrière universitaire en se reniant). En France, bien avant la loi spécifique de 1990 (« loi Fabius-Gayssot »), on ne s’est pas gêné pour poursuivre des révisionnistes et les condamner en justice. « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Qui veut s’en prendre à un révisionniste l’accusera indifféremment de « dommage causé à autrui », de « diffamation », d’« incitation à la haine raciale », d’« apologie de crime », d’« atteinte aux droits de l’homme », de « terrorisme » ou de tel autre crime ou délit. Personnellement, j’ai été condamné aux Pays-Bas pour dommage à autrui par atteinte à la propriété littéraire ! Dans un ouvrage sur l’imposture du « Journal d’Anne Frank » j’avais été amené à citer abondamment des extraits de ce prétendu journal ; le tribunal néerlandais a décidé qu’en agissant ainsi j’avais commis une sorte de vol au préjudice des ayants droit d’Anne Frank et il a aussi jugé qu’en semant le doute sur l’authenticité dudit ouvrage j’avais porté atteinte à deux fondations (rivales en Shoah-Business !), l’une située en Suisse et l’autre aux Pays-Bas, défendant toutes deux la mémoire d’Anne Frank ; en outre, le tribunal a fait valoir que j’avais contraint le Musée Anne Frank d’Amsterdam à dépenser de l’argent pour entraîner du personnel à répondre aux questions posées par les visiteurs que mes arguments avaient pu troubler.
Il arrive à de braves gens de déclarer : « Je fais confiance à la justice de mon pays ». Personnellement, instruit par l’expérience de l’histoire, je ne vois pas comment on pourrait accorder sa confiance à des magistrats. La grande majorité des juges sont d’une docilité d’enfants sages issus de parents sages. En matière de procès pour révisionnisme, si je fais confiance aux magistrats, c’est plutôt pour leur aptitude, quand il le faut, à bafouer la plus élémentaire justice. En France, à trois reprises, j’ai porté plainte pour diffamation ; à trois reprises, les juges ont reconnu que j’avais raison mais ils m’ont néanmoins débouté car, à chaque fois, ils ont décrété que mon diffamateur était « de bonne foi ». Le dernier exemple en date est celui du procès qu’il m’a fallu intenter à Robert Badinter parce que ce personnage avait osé dire à la télévision : « J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». Les juges ont décidé que R. Badinter avait « échoué en son offre de preuve », c’est-à-dire qu’il s’était montré incapable de justifier son assertion ; ils ont reconnu que cet ancien avocat et ancien ministre (de la Justice) m’avait diffamé mais ils ont ajouté, sans en fournir la preuve, que mon diffamateur avait été « de bonne foi » et ils m’ont condamné à lui verser 5 000 euros, somme qui, pour moi, dans ce procès, s’est ajoutée à bien d’autres frais ; j’ai versé ces 5 000 euros mais, n’ayant pas d’autre argent, j’ai renoncé à interjeter appel. Tous les journaux qui ont rendu compte de l’affaire ont expliqué à leurs lecteurs que R. Badinter, qui avait dit : « J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire », avait gagné le procès et que Faurisson avait dû s’incliner devant le verdict ; ils ont caché ou voilé le fait que R. Badinter m’avait diffamé, fût-ce « de bonne foi ».
5 Vous avez souvent comparé les présumées armes de destruction massive de Saddam Hussein aux chambres à gaz hitlériennes : pouvez-vous clarifier ce concept ?
Le 23 juin 2003, j’avais rédigé un article consacré à l’arrestation à Vienne d’un révisionniste, l’ingénieur chimiste et spécialiste des chambres à gaz de décontamination Wolfgang Fröhlich, qui purge d’ailleurs actuellement une peine de six ans et cinq mois de prison. Dans cet article, j’avais évoqué l’offensive conduite par les politiciens américains Rudy Giuliani et George W. Bush contre des « révisionnistes » qui, déjà depuis un bon moment, avaient découvert que les armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein n’existaient tout simplement pas. Le 16 juin 2003, Bush avait condamné « un tas d’histoire révisionniste maintenant en marche » (« a lot of revisionist history now going on »). J’avais saisi cette occasion pour tracer un parallèle entre, d’une part, F. D. Roosevelt et G. W. Bush, et, d’autre part, Adolf Hitler et Saddam Hussein. J’écrivais :
En janvier 1944, le président Roosevelt, manipulé par Henry Morgenthau Jr, son secrétaire d’Etat au trésor, créait le Conseil des réfugiés de guerre (War Refugee Board ou WRB), qui allait fabriquer un rapport, devenu depuis tristement fameux, sur : « Les camps d’extermination allemands – Auschwitz et Birkenau ». En septembre 2001, le président Bush, manipulé par Paul Wolfowitz, créait le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans ou OSP), qui allait fabriquer de fallacieux rapports sur les armes de destruction massives de l’Irak (Weapons of Mass Destruction ou WMD). Ce bureau est dirigé par Abram Shulsky. Au sein dudit bureau les quatre responsables en charge des rapports sur ces armes de destruction massive se désignent eux-mêmes sous le nom de « la cabale » [juive] ! Seymour Hersh, journaliste américain de renom, en a fait la révélation dans un long article du New Yorker daté du 12 mai [2003] et, en France, Jacques Isnard l’a rapporté dans Le Monde du 7 juin, en page 7.
Je concluais alors :
Pareils mensonges. Pareils menteurs. Pareils bénéficiaires. Pareilles victimes. Il semble donc qu’on ait besoin d’un pareil travail révisionniste.
Par la suite, Le Monde du 17 juin avait publié en première page un article ironiquement intitulé : « Saddam était méchant, donc il avait des armes prohibées ». Le lendemain, j’ai envoyé au journal, pour publication, une missive dont le contenu se limitait à une phrase : « Hitler était méchant, donc il avait des chambres à gaz et des camions à gaz » mais, comme on s’en doute, mon impertinente missive n’a pas été publiée.
6 Depuis quelques années maintenant le révisionnisme se trouve appelé communément « négationnisme » parce que, dit-on, il a un caractère éminemment destructif. Qu’en pensez-vous ?
« Négationnisme » est un barbarisme et, à ceux qui me traitent de « négationniste », je pourrais, forgeant à mon tour un barbarisme, répliquer qu’ils sont, eux, des « affirmationnistes ». Dans le Faust de Goethe, Méphistophélès est « l’esprit qui toujours nie ». Or les révisionnistes ne sont pas diaboliques et ils ne nient rien, et surtout pas l’évidence ; au terme de leurs recherches, ils se contentent d’affirmer que telle conviction, largement partagée, n’est qu’une illusion. Galilée ne niait pas ; il constatait l’existence d’une erreur ou d’une superstition et il insistait pour que, dans un domaine particulier de la connaissance, l’astronomie, on revoie, on corrige, on révise ce que jusqu’ici on croyait exact et qui, à son avis, était faux. Le révisionnisme est POSITIF, parfois même positiviste. Il préconise la réflexion, la vérification, l’effort, le travail, la recherche. Et puis il se trouve être aussi un HUMANISME. Il offre aux hommes un moyen de s’entendre au-delà de toute appartenance à un groupe national, politique, religieux ou professionnel. Il rejette l’argument d’autorité. Pour les révisionnistes, ce qu’affirment des savants, des professeurs, des magistrats n’est pas nécessairement exact ou conforme à la réalité et doit pouvoir être soumis à examen. Le révisionnisme nous en avertit : ce que la voix publique ressasse indéfiniment pourrait n’être qu’une légende, une croyance infondée. Attention à la calomnie ! Avant de répéter que l’Allemagne a commis le crime le plus atroce de tous les temps et d’ajouter que presque tout le reste du monde a été le complice de ce crime soit en y participant, soit en en détournant le regard, exigeons des preuves. De quel droit affirme-t-on que la patrie de Goethe et de Beethoven s’est déshonorée au point de construire des abattoirs chimiques pour y asphyxier des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ? De quel droit tant d’institutions juives se permettent-elles d’accuser pêle-mêle de complicité dans ce crime le pape Pie XII, le Comité international de la Croix-Rouge, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, Staline, les alliés de l’Allemagne (y compris les Japonais, le Grand Mufti de Jérusalem, les Hindous libres de Chandra Bose) et les neutres, à commencer par la Suisse ? Se peut-il vraiment que seuls les juifs et leurs amis aient vu clair tandis que le reste du monde, ou peu s’en faut, aurait été aveuglé par la haine ou l’ignorance ? Le Canadien David Matas, avocat chevronné et autorité du « B’nai B’rith » (sorte de franc-maçonnerie exclusivement juive avec ambassadeurs auprès de l’ONU et d’autres organisations internationales), vient de déclarer, le 27 janvier 2008 : « L’Holocauste a été un crime dont la quasi-totalité des pays du globe ont été les complices » (« The Holocaust was a crime in which virtually every country in the globe was complicit »). Il me semble que, lorsque les révisionnistes viennent soutenir, au terme de leurs recherches, que D. Matas se trompe ou nous trompe en évoquant ainsi le prétendu génocide des juifs, nous devrions pour le moins prêter attention à ces recherches au lieu de les interdire par « la force injuste de la loi ». Qui, dans cette affaire, vous semble avoir un comportement normal et HUMAIN ? A votre avis, est-ce D. Matas et ses puissants amis ou le Germano-Canadien Ernst Zündel, lequel doit à ces gens-là d’avoir été envoyé en prison pour de si longues années ? Pour reprendre vos mots, je dirais donc qu’à mon sentiment, loin d’avoir « un caractère éminemment destructif », le révisionnisme est doté d’un caractère CONSTRUCTIF et éminemment HUMAIN.
A l’athée que je suis permettez la réflexion suivante : la religion de « l’Holocauste » n’est qu’un avatar de la religion vétéro-testamentaire. A l’instar de cette dernière elle est inhumaine. Elle enseigne la haine, la cruauté, la soif de vengeance et la violence. Elle nous traite tous en Palestiniens. Elle se moque de l’homme. Elle cherche à nous faire gober les histoires les plus loufoques qui soient. Il le faut bien : comme je vous l’ai dit, sur le plan de l’histoire et de la science ou, en un mot, de la raison, les Hilberg et les Pressac ont été laminés par les révisionnistes. Alors, en désespoir de cause et par goût, les tenants de l’Holocauste se sont tournés vers les Claude Lanzmann, les Elie Wiesel, les Marek Halter, les Steven Spielberg, c’est-à-dire des raconteurs d’histoires juives qui ont en horreur la science historique. Ils ne s’en cachent pas. E. Wiesel, qui est le plus grand de nos faux témoins, a fini par écrire dans ses mémoires : « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu’elles restent fermées au regard indiscret. Et à l’imagination » (Tous les fleuves vont à la mer…, Le Seuil, 1994, p. 97). Quant à Claude Lanzmann, qui a fini par avouer qu’il avait payé, et cher, ses « témoins » allemands pour le film Shoah, il a toujours clamé sa haine des historiens et de leurs documents, allant jusqu’à ajouter que, s’il découvrait un film montrant une scène de gazage des juifs, il le détruirait. Ces sortes de commerçants sont en faveur des récits, des romans, des nouvelles, des films, du théâtre, des spectacles en tout genre, et ils sont même partisans du kitsch pourvu que cela serve ce qu’ils appellent la Mémoire. Ils sont en faveur de « la Mémoire » telle qu’elle s’écrit à Hollywood, à Yad Vashem ou dans les Disneylands que deviennent progressivement tous ces musées des horreurs qui prolifèrent à Auschwitz, à Berlin, à Washington ou en cent autres points du globe. Ils privilégient les méthodes hollywoodiennes ainsi que les pratiques scénographiques les plus malhonnêtes et ils dédaignent ouvertement l’histoire. Ils s’intéressent à l’art de susciter des émotions. Ils suivent les recettes du « story-telling », c’est-à-dire l’art de trousser une bonne histoire où le lecteur et le spectateur, goûtant à la fois le plaisir de l’indignation contre les méchants nazis et celui de la commisération envers les pauvres juifs, pourront se laisser aller aux pleurs. La littérature holocaustique regorge de récits d’horreurs et de miracles dignes de l’Ancien Testament avec ses histoires des Plaies d’Egypte, de la mer Rouge, des Murailles de Jéricho ou de Josué obtenant que le soleil arrête sa course afin que les juifs puissent achever un massacre. Il s’agit là d’une longue tradition juive où le mot d’ordre est : « Pas d’histoire mais des histoires ». Dans un texte daté du 15 juin 2006 et intitulé : « Mémoire juive contre l’histoire (ou l’aversion juive pour tout examen critique de la Shoah) », je narrais la mésaventure survenue au plus prestigieux des historiens israéliens, Ben Zion Dinur, né Dinaburg (1884-1973). Fondateur de l’Institut Yad Vashem, il avait eu l’audace de préconiser la méfiance du scientifique à l’égard des innombrables « témoignages » de « survivants » ou « miraculés » ; il voulait vérifier leur authenticité ; ce faisant, il avait provoqué une redoutable campagne qui l’avait finalement contraint à démissionner de la direction de Yad Vashem.
A partir de 1995-1996, les historiens de « l’Holocauste » ont définitivement cédé le pas aux servants de la Mémoire. En 1996, une sorte de sous-Pressac, Robert Jan van Pelt, universitaire canadien, aura été le dernier historien juif à essayer de défendre la thèse de « l’Holocauste » sur le plan scientifique. Depuis cette date les spécialistes du sujet multiplient les publications où chacun va de son interprétation personnelle de « l’Holocauste » mais sans plus jamais tenter de démontrer au préalable qu’il y a eu effectivement un génocide des juifs et des chambres à gaz nazies. En revanche, on nous intoxique d’une littérature ébouriffante dans le style des récits de Misha Defonseca, de Shlomo Venezia ou de ce sacré farceur de Père Patrick Desbois : une fillette juive, adoptée par des loups, traverse avec eux l’Europe entière à la recherche de ses parents déportés à Auschwitz ; les cheminées des crématoires lancent, jour après jour, nuit après nuit, des flammes vers le ciel (alors qu’un seul feu de cheminée aurait interrompu pour longtemps toute activité de crémation) ; quand les Allemands décident d’exécuter des foules de juifs, ils mobilisent des enfants auxquels ils ordonnent de frapper sur des casseroles pour couvrir le bruit des fusillades et les cris des victimes ; « nous étions trente jeunes filles ukrainiennes qui devaient, pieds nus, tasser les corps des Juifs et jeter une fine couche de sable dessus pour que les autres Juifs puissent s’allonger » (Père Patrick Desbois, Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, p. 115-116) ; « Puis, un autre jour, dans un autre village, quelqu’un qui, enfant, avait été réquisitionné pour creuser une fosse nous raconte qu’une main sortant du sol s’est accrochée à sa pelle » (p. 92-93) ; « [Samuel Arabski] nous a expliqué, le regard empli de terreur, que la main d’un Juif sortie de la fosse est venu saisir sa pelle » (p. 102). On n’en finirait pas d’énumérer ces fantasmagories qui sont déshonorantes pour qui les invente, les imprime ou en fait des films et en même temps dégradantes pour qui est amené à en lire le récit ou à en voir la représentation.
Pour ma part, prenant acte de ce que, dans ces dix dernières années, l’historiographie de « l’Holocauste » s’est essentiellement réduite à ces sous-productions, j’ai l’impression que mon rôle s’achève. J’ai 79 ans. Je ne vais pas consacrer le peu qui me reste de vie à démontrer l’ineptie de plus en plus grossière du commerce ou de l’industrie de « l’Holocauste ». Les révisionnistes l’ont déjà amplement prouvé : l’histoire de la prétendue extermination des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies est une imposture qui a ouvert la voie à une gigantesque arnaque politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand – mais non pas ses dirigeants – et le peuple palestinien tout entier. J’étais parvenu à cette conclusion en 1980. Aujourd’hui, 5 février 2008, je n’ai pas à y changer un iota.
Pour résumer en une phrase le bilan personnel des trente dernières années que je viens de consacrer au révisionnisme historique, je dirais que j’ai simplement voulu, avec des moyens dérisoires, servir une cause ingrate, celle de la science historique. Je ne vois rien d’autre à dire pour ma défense.
Je vous sais gré de m’avoir accordé la parole. Le premier journaliste qui ait bien voulu me la donner pour de bon a été l’un de vos compatriotes. Il s’appelait Antonio Pitamitz. C’était en 1979 dans le mensuel Storia Illustrata, disparu depuis. Aujourd’hui, un professeur d’université se bat âprement pour qu’on m’accorde le droit d’exposer mes vues – des vues qu’il ne partage peut-être pas lui-même – et il s’agit, là encore, d’un Italien. Vous le connaissez : il s’appelle Claudio Moffa.
5 février 2008

Robert Faurisson risponde a sei domande della giornalista italiana Giovanna Canzano

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1 Quali sono per Lei le conquiste più significative del revisionismo storico?

RF: [Come preambolo, mi permetta una puntualizzazione: io mi trovo ad essere, per prima cosa, cittadino britannico e, in secondo luogo, cittadino francese e voglio che sia ben chiaro che è esclusivamente nella mia qualità di cittadino britannico, e dunque come uomo libero, che io risponderò alle Sue domande.]
 
A condizione di sostituire la parola “conquiste” con quella di “vittorie”, Lei troverà una risposta a questa Sua prima domanda in un testo che ho intitolato proprio “The Victories of Revisionism” (Teheran, 11 dicembre 2006). Vi enumero venti delle nostre vittorie. Sul piano strettamente scientifico e storico, queste vittorie sono state così importanti, sia per numero che per ampiezza, che non è rimasta pietra su pietra dell’edificio di menzogne costruito dalla religione de “l’Olocausto”. Sul piano mediatico, per converso, il nostro scacco è cocente poiché – è giocoforza il constatarlo – malgrado la nostra presenza su Internet, con l’Aaargh-VHO, Radio Islam e parecchi altri siti revisionisti, il grande pubblico sembra ignorare quasi tutto dei nostri successi, come pure della sconfitta dei nostri avversari.

Prendiamo il caso dell’ebreo americano Raul Hilberg; egli è il Number One degli storici di quello che viene diffusamente chiamato “Olocausto” o “Shoah” e a cui, per parte sua, preferisce dare il nome di “la distruzione degli ebrei d’Europa”. È nel 1961 che egli ha pubblicato la sua prima versione di The Destruction of the European Jews. All’epoca, sosteneva con sussiego la tesi secondo la quale Adolf Hitler aveva dato due ordini di sterminare gli ebrei d’Europa (p. 177). Questi ordini, dei quali, curiosamente, egli non indicava né le date né i rispettivi contenuti, erano stati, secondo lui, seguiti da istruzioni diverse, che sfociavano, da un lato, nei massacri sistematici di ebrei condotti in Russia dagli Einsatzgruppen, e, dall’altro, alla costruzione dei “campi di sterminio” (sic) in Polonia o in Germania, in particolare ad Auschwitz. Sempre a suo dire, al fine di perpetrare questo crimine specifico e senza precedenti, i Tedeschi avrebbero inventato ed utilizzato delle armi anch’esse specifiche e senza precedenti, chiamate sia “furgoni a gas”, sia “camere a gas” (utilizzando, in particolare, l’insetticida Zyklon B). Ma, anno dopo anno, sotto la pressione della critica revisionista che gli chiedeva delle prove e non delle sedicenti testimonianze, R. Hilberg ha dovuto battere in ritirata. Nel 1983, egli ha finito con il dichiarare che, a ben riflettere, questo gigantesco massacro non era stato concertato (come dapprima egli aveva scritto) ma si era prodotto spontaneamente, in seno alla vasta burocrazia tedesca, “per un incredibile incontro degli spiriti, per una consensuale trasmissione del pensiero” (“by an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy”). Nel gennaio del 1985, all’inizio del primo dei due grandi processi intentati da alcune organizzazioni ebraiche canadesi contro il revisionista Ernst Zündel, a Toronto, noi gli abbiamo fatto confermare sotto giuramento questo suo strano discorso. Nel corso dello stesso anno, nella seconda edizione della sua opera, egli ha, ancora una volta, esposto la nebulosa teoria secondo la quale la distruzione degli ebrei d’Europa si era prodotta per un fenomeno di generazione spontanea, e si era sviluppato tramite trasmissione del pensiero. Egli precisava che l’impresa criminale in questione si era sviluppata senza un piano, senza un organismo speciale, senza direttive né autorizzazioni scritte, senza ordini, senza spiegazioni, senza budget, senza perciò lasciare delle tracce per lo storico. Donde, a ben comprendere, l’impossibilità per lo storico di produrre delle prove. Egli ha concluso: “In ultima analisi, la distruzione degli Ebrei non si realizzò solo [sic] in esecuzione delle leggi e degli ordini, ma come conseguenza di una disposizione dello spirito, di un accordo tacito, di una consonanza e di un sincronismo” (La Distruzione degli Ebrei d’Europa, Torino, Einaudi Tascabili, 1995 e 1999, vol. 1, p. 53 * ; nell’originale: “In the final analysis, the destruction of the Jews was not as much a product of laws and commands as it was a matter of spirit, of shared comprehension, of consonance and synchronization”, The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 55). Ora, in tutta la storia del mondo, non si conosce un solo crimine dalle proporzioni gigantesche che si sia prodotto per opera dello Spirito Santo, e che, pur non lasciando alcuna traccia della propria concezione, dei suoi preparativi o della sua organizzazione, abbia, come surplus, prodotto alcuni milioni di “miracolati” che sono sfuggiti al supposto massacro.

Già nel 1978/1979, nel giornale Le Monde, avevo dimostrato che l’esistenza delle pretese camere a gas hitleriane si scontrava con una radicale impossibilità tecnica, ed avevo sfidato la parte avversa a mostrare come un omicidio di massa, quale è il preteso genocidio degli ebrei, fosse stato tecnicamente possibile. In una dichiarazione comune firmata da 34 storici ed autori francesi, fra cui Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel e Jacques Le Goff, mi si era risposto: “Non bisogna chiedersi come tecnicamente un tale assassinio di massa sia stato possibile; esso è stato tecnicamente possibile poiché ha avuto luogo” (Le Monde, 21 febbraio 1979). Ciò è quel che si chiama, nello stesso tempo, confessare la propria impotenza ed imporre agli altri il rispetto di un tabù. In fondo, R. Hilberg ha conosciuto, nel 1983-1985, uno smarrimento ed un’umiliazione simili a quelle che avevano subito in Francia, dal 1979, i suoi 34 colleghi o amici. Se Lei vuole degli altri esempi riguardo alle concessioni a cui abbiamo costretto i sostenitori della tesi del genocidio degli ebrei e delle camere a gas naziste, Si rifaccia ai diciotto altri casi che io ho riportato nel mio testo dell’11 dicembre 2006. Non tralasci, soprattutto, quello di Jean-Claude Pressac, un personaggio che era stato sostenuto e decantato dalla coppia Klarsfeld [Serge e la moglie Beate NdT]. Dopo molteplici pubblicazioni in favore della tesi ufficiale, J.-C. Pressac ha finito, il 15 giugno 1995, col firmare, sotto forma di risposta scritta ad un questionario di Valérie Igounet, una sorta d’atto di capitolazione a tutto tondo in cui egli ha riconosciuto che la documentazione della tesi dello sterminio era “marcia”, irrimediabilmente “marcia”, e che era votata agli “immondezzai della storia”. Questo atto di capitolazione ci è stato nascosto per cinque anni. Il testo non ci è stato rivelato che nell’anno 2000; esso è stato difatti riprodotto, con un piccolissimo carattere tipografico, all’estrema fine di un ponderoso libro precisamente firmato da Valérie Igounet: Histoire du négationnisme en France (pp. 651-652).

Per quel che riguarda il numero dei morti ad Auschwitz, preteso “campo di sterminio” (denominazione creata dagli Americani) situato al centro di un supposto sistema di liquidazione fisica degli ebrei, la verità ufficiale non ha smesso di subire delle revisioni verso il basso: fino all’inizio del 1990, questo numero era fissato a 4 000 000 di ebrei e di non ebrei; nel 1995, esso è precipitato a 1 500 000; poi, è stato successivamente di 1 100 000, di 800 000, di 700 000 e di 600 000; nel 2002, con Fritjof Meyer, redattore capo dello Spiegel, il numero è sceso a 510 000. Rimangono, agli storici ufficiali, vale a dire agli autori non perseguiti giudiziariamente per i loro scritti, ancora da fare dei progressi per raggiungere la cifra reale di circa 125 000. È in effetti a questa cifra che, probabilmente, è giunto il numero dei morti, in circa cinque anni, nei 39 campi del complesso di Auschwitz, devastato, specialmente nel 1942, da delle terribili epidemie di tifo che hanno ucciso dei detenuti, dei guardiani e perfino alcuni capo medici preposti alla salute dei detenuti.

2 Potrebbe riassumere per noi, brevemente, le persecuzioni fisiche e giudiziarie che ha dovuto subire per avere espresso in pubblico le Sue tesi storiche?

RF: La mia sorte è stata la seguente: una decina di aggressioni, circa trent'anni di processi, perquisizioni, una fiumana di condanne giudiziarie, sequestri alla mia banca, una carriera spezzata, ignobili ritorsioni su mia moglie e sui miei figli; il tutto per istigazione o con la piena approvazione delle autorità mediatiche, politiche, universitarie. E questo con le fanfare e in un’atmosfera da caccia alla volpe, con appelli all’omicidio e con un’ondata di lordura e fango lanciati da ogni parte sulla mia persona. Il capo dell’ordine degli avvocati di Parigi, Christian Charrière-Bournazel, ritiene che gli scritti o i discorsi di Faurisson non siano che fango e lordura e si auto-descrive come “sacro spazzino”.

Ma, nella disgrazia, ho avuto fortuna. Fino ad ora, il mio revisionismo non mi è costato un solo giorno di prigione. La mia sorte è invidiabile se la paragono a quella dei revisionisti che, in Germania, in Austria, in Francia, in Belgio, in Spagna, in Svizzera, in Svezia o in Canada sono stati gettati in carcere. Sono trascorsi giusto cinque anni oggi da che, il 5 febbraio 2003, la polizia americana ha tolto Ernst Zündel a sua moglie, nella loro casa del Tennessee, per metterlo in prigione e poi per estradarlo al Canada che, a sua volta, l’ha consegnato alla Germania. I suoi processi, prima a Toronto e poi a Mannheim, si sono svolti in condizioni rivoltanti. Il suo internamento a Toronto, durante due anni, e stato degno di Guantánamo e di Abou Graib. Nessuno può dire se questo giusto, questo eroe, uscirà un giorno di prigione e potrà ritrovare sua moglie, i suoi figli e i suoi nipoti.

3 La conferenza revisionista che si è tenuta a Teheran nel dicembre 2006 ha provocato un’ondata di indignazione mondiale; ha avuto anche delle ricadute positive?

RF: Mi permetta una rettifica. La conferenza di Teheran non può né deve essere qualificata come “revisionista”. La verità è che era aperta a tutti, ivi compresi i revisionisti. Essa ha fatto conoscere al mondo intero l’esistenza del revisionismo, ma senza riuscire a spezzare la morsa della censura che si è ovunque ed immediatamente richiusa, facendo in modo che il grande pubblico continuasse ad ignorare quali sono precisamente i nostri argomenti e le nostre conclusioni. Un po’ ovunque nel mondo occidentale, si è gridato alla bestemmia. Di ritorno al loro paese d’origine, alcuni partecipanti alla conferenza si sono trovati esposti alla repressione, in particolare uno Svedese, un Australiano e due dei sei coraggiosi rabbini antisionisti che avevano fatto la trasferta: il grande rabbino d’Austria e un rabbino di Manchester. Per la mia modesta parte, sono stato fatto oggetto di una inchiesta giudiziaria voluta all’epoca da Jacques Chirac; sono stato convocato due volte dalla polizia giudiziaria. La seconda volta, ben recentemente, sono stato posto in stato di fermo, mentre la mia casa veniva perquisita. Vi invito a venire al processo che si sta così preparando, ma la cui data non è stata ancora fissata. Riservo ai miei giudici e al procuratore una dichiarazione di cui si ricorderanno. Oggi stesso, apprendo appena che in un altro affare (quello di un’intervista concessa a “Sahar”, stazione della radio-televisione iraniana), la corte di cassazione ha confermato che dovrò versare 18 000 euro fra ammenda e di diverse indennità.

4 Cosa ne pensa dell’avvenire del revisionismo e, in particolare, dei tentativi di introdurre in Italia una legge antirevisionista come quella francese?

RF: L’avvenire del revisionismo mi sembra compromesso, e quello dei revisionisti mi appare particolarmente cupo. La sorte che ci attende potrebbe essere paragonabile a quella dei pagani dopo il trionfo del cristianesimo, nel quarto secolo della nostra era: la progressiva cancellazione. Temo l’estensione di una legge antirevisionista su scala europea. Ma, deve saperlo, è possibile reprimere il revisionismo senza istituire, tuttavia, una legge specifica in questo senso. Consideri, ad esempio, il comportamento degli Stati Uniti, del Canada, dell’Australia e della Nuova Zelanda nei diversi casi particolari: oltre a quello di Ernst Zündel, quelli di Germar Rudolf, di Fredrick Töben e di Joel Hayward (quest’ultimo, semi-revisionista d’origine ebraica, ha salvato la pelle e la propria carriera universitaria solo rinnegando sé stesso). In Francia, ancor prima della specifica legge del 1990 (“legge Fabius-Gayssot”), non ci si è fatto scrupolo di perseguire penalmente dei revisionisti e condannarli sul piano giudiziario. “Chi vuole annegare il proprio cane lo accusa d’avere la rabbia”. Chi vuole attaccare un revisionista l’accuserà indifferentemente di “danni contro terzi”, per “diffamazione”, per “incitazione all’odio razziale”, per “apologia di reato”, di “offesa ai diritti dell’uomo”, di “terrorismo” o di qualsiasi altro crimine o delitto. Personalmente, io sono stato condannato nei Paesi-Bassi per danni a terzi e per violazione della proprietà letteraria! In un’opera sull’impostura del “Diario di Anna Frank” ero stato indotto a citare abbondantemente degli estratti da questo sedicente diario; il tribunale olandese ha deciso che, così facendo, avevo commesso una sorta di furto a danno degli aventi diritto di Anna Frank, ed ha anche stabilito che, seminando il dubbio sull’autenticità della suddetta opera, avevo compiuto un’offesa contro due fondazioni (rivali nello Shoah-Business!), una situata in Svizzera e l’altra nei Paesi Bassi, che difendono, entrambe, la memoria di Anna Frank. Inoltre, il tribunale ha avvalorato la tesi per cui io avevo costretto il Museo Anna Frank di Amsterdam a spendere dei soldi per preparare il personale a rispondere alle domande poste dai visitatori che potevano essere rimasti turbati dai miei argomenti.

Capita che delle brave persone dichiarino: “Io confido nella giustizia del mio paese”. Personalmente, reso edotto dall’esperienza della storia, io non vedo come si possa fare affidamento su dei magistrati. La gran parte dei giudici ha la docilità dei buoni e tranquilli ragazzi nati da buoni e tranquilli genitori. In materia di processi per revisionismo, se confido nei magistrati, è piuttosto per la loro propensione a schernire, all'occorrenza, la più elementare giustizia. In Francia, tre volte ho querelato per diffamazione; tre volte i giudici hanno riconosciuto che avevo ragione, pur tuttavia hanno respinto la mia domanda perché, ogni volta, hanno decretato che il mio diffamatore era “in buona fede”. L’ultimo esempio al proposito è quello del processo che ho dovuto intentare a Robert Badinter perché questo personaggio aveva osato dire alla televisione: “Io ho fatto condannare Faurisson per essere un falsario della storia”. I giudici hanno deciso che R. Badinter aveva “fallito nel suo tentativo di produrre prove”, vale a dire che si era mostrato incapace di giustificare le sue asserzioni; essi hanno riconosciuto che questo vecchio avvocato e ex-ministro (della Giustizia) mi aveva diffamato, ma hanno aggiunto, senza fornirne la prova, che il mio diffamatore era stato “in buona fede” e mi hanno condannato a versargli 5 000 euro, somma che, per me, in questo processo, si è aggiunta a ben altre spese; io ho versato questi 5 000 euro ma, non avendo altro denaro, ho rinunciato a interporre appello. Tutti i giornali che hanno dato notizia della vicenda hanno spiegato ai loro lettori che R. Badinter, che aveva detto: “Io ho fatto condannare Faurisson per essere un falsario della storia”, aveva vinto il processo, e che Faurisson aveva dovuto inchinarsi di fronte al verdetto; essi hanno nascosto, o occultato, il fatto che R. Badinter mi aveva diffamato, sia pure “in buona fede”.

5 Lei ha spesso paragonato le presunte armi di distruzione di massa di Saddam Hussein alle camere a gas hitleriane: può chiarire questo concetto?

RF: Il 23 giugno 2003 avevo redatto un articolo dedicato all’arresto, a Vienna, di un revisionista: l’ingegnere chimico e specialista delle camere a gas di decontaminazione Wolfgang Fröhlich, che, per altro, sconta attualmente una pena di sei anni e cinque mesi di prigione. In questo articolo, avevo ricordato l’offensiva condotta dai politici americani Rudy Giuliani e George W. Bush contro dei “revisionisti” che, già da un bel pezzo, avevano scoperto che le armi di distruzione di massa attribuite a Saddam Hussein semplicemente non esistevano affatto. Il 16 giugno 2003, Bush aveva condannato “un mucchio di storia revisionista attualmente in marcia” (“a lot of revisionist history now going on”). Io avevo colto l’occasione per tracciare un parallelo fra F. D. Roosevelt e G. W. Bush, da una parte, e Adolf Hitler e Saddam Hussein dall’altra. Scrivevo:

Nel gennaio 1944, il presidente Roosevelt, manipolato da Henry Morgenthau Jr, suo segretario di Stato al tesoro, creò il Consiglio dei Rifugiati di Guerra (War Refugee Board o WRB), che avrebbe fabbricato un rapporto, divenuto poi tristemente famoso, su: “I campi di sterminio tedeschi – Auschwitz e Birkenau”. Nel settembre 2001, il presidente Bush, manipolato da Paul Wolfowitz, creò l’Ufficio dei Piani Speciali (Office of Special Plans o OSP), che poi si mise a costruire dei falsi rapporti sulle armi di distruzione di massa dell’Irak (Weapons of Mass Destruction ou WMD). Questo ufficio è diretto da Abram Shulsky. In seno a questo stesso ufficio i quattro responsabili incaricati dei rapporti su queste armi di distruzione di massa si auto-designano con il nome di “la cabala” [ebraica]! Seymour Hersh, giornalista americano di fama, ne ha fatto la rivelazione in un lungo articolo del New Yorker datato al 12 maggio [2003] e, in Francia, Jacques Isnard l’ha riportato su Le Monde del 7 giugno, a pagina 7.

Io allora concludevo:

Medesime menzogne. Medesimi mentitori. Medesimi beneficiari. Medesime vittime. Sembra dunque che sia necessario un medesimo lavoro revisionista.

In seguito, Le Monde del 17 giugno aveva pubblicato in prima pagina un articolo intitolato ironicamente: “Saddam era un malvagio, dunque aveva delle armi proibite”. Il giorno dopo ho mandato al giornale, affinché la pubblicasse, una lettera il cui contenuto si limitava ad una frase: “Hitler era malvagio, dunque aveva delle camere e dei furgoni a gas”, ma, come ci si poteva aspettare, la mia impertinente missiva non è stata pubblicata.

6 Da alcuni anni a questa parte, il revisionismo si trova ad essere comunemente chiamato “negazionismo” in quanto si dice che esso abbia un carattere eminentemente distruttivo. Lei che cosa ne pensa?

RF: “Negazionismo” è un barbarismo e, a coloro che mi danno del “negazionista”, io potrei ribadire, forgiando a mia volta un barbarismo, che essi sono degli “affermazionisti”. Nel Faust di Goethe, Mefistofele è “lo spirito che sempre nega”. Ora, i revisionisti non sono affatto diabolici; non negano nulla, e soprattutto non negano l’evidenza. Al termine delle loro ricerche, essi si limitano ad affermare che quella convinzione, largamente diffusa, non è che un’illusione. Galileo non negava nulla; egli constatava l’esistenza di un errore o di una superstizione ed insisteva affinché, in un ambito particolare della conoscenza, l’astronomia, si rivedesse, correggesse o revisionasse ciò che fino ad allora era stato creduto esatto e che, a suo avviso, era falso. Il revisionismo è POSITIVO, talvolta anche positivista. Esso preconizza la riflessione, la verifica, lo sforzo, il lavoro, la ricerca. E poi si trova ad essere anche un UMANESIMO : offre agli uomini un mezzo per intendersi al di là di ogni appartenenza ad un gruppo nazionale, politico, religioso o professionale. Esso rigetta l’argomentazione basata sul principio d'autorità. Per i revisionisti, ciò che affermano eruditi, professori, magistrati non è necessariamente esatto o conforme alla realtà, e deve poter essere sottoposto ad esame. Il revisionismo ce ne avverte: ciò che l’opinione pubblica ribadisce indefinitamente, fino alla noia, potrebbe non essere che una leggenda, una credenza infondata. Attenzione alla calunnia! Prima di ripetere che la Germania ha commesso il crimine più atroce di tutti i tempi, e di aggiungere che quasi tutto il resto del mondo è stato il complice di questo crimine sia partecipandovi, sia distogliendo lo sguardo, dobbiamo esigere delle prove. Con quale diritto si afferma che la patria di Goethe e di Beethoven si è disonorata al punto da costruire dei mattatoi chimici per asfissiarvi milioni d’uomini, di donne e di bambini? Con quale diritto tante istituzioni ebraiche si permettono di accusare confusamente di complicità in questo crimine il Papa Pio XII, il Comitato internazionale della Croce Rossa, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, Stalin, gli alleati della Germania (ivi compresi i Giapponesi, il Grand Mufti di Gerusalemme, gli Indù liberi di Chandra Bose) e i paesi neutrali, a cominciare dalla Svizzera? È davvero possibile che solo gli ebrei e i loro amici abbiano visto chiaro, mentre il resto del mondo, o poco ci manca, sarebbe stato accecato dall’odio o dall’ignoranza? Il canadese David Matas, avvocato provetto e un’autorità in seno al “B’nai B’rith” (una specie di frammassonneria esclusivamente ebraica, con ambasciatori presso l’ONU ed altre organizzazioni internazionali), ha dichiarato, il 27 gennaio 2008: “L’Olocausto è stato un crimine di cui quasi ogni paese del globo è stato complice” (“The Holocaust was a crime in which virtually every country in the globe was complicit”). Mi sembra che, nel momento in cui i revisionisti vengono a sostenere, al termine delle loro ricerche, che D. Matas si inganna o ci inganna, evocando in questo modo il preteso genocidio degli ebrei, dovremmo almeno prestare attenzione a queste ricerche, invece di interdirle con “la forza ingiusta della legge”. Chi, in questa vicenda, Le sembra mantenere un comportamento normale ed UMANO? A parer Suo, è questo D. Matas e i suoi potenti amici, oppure il germano-canadese Ernst Zündel, il quale deve proprio a questa gente di essere stato mandato in prigione per così tanti anni? Per riprendere le Sue parole, io dirò dunque che, a mio sentire, lungi dall’avere “un carattere eminentemente distruttivo”, il revisionismo è dotato di un carattere COSTRUTTIVO ed eminentemente UMANO.

All’ateo che io sono, permetta la seguente riflessione: la religione de “l’Olocausto” non è che un avatar della religione veterotestamentaria. Alla pari di quest’ultima, essa è inumana. Insegna l’odio, la crudeltà, la sete di vendetta e la violenza. Essa ci tratta tutti come Palestinesi; si burla dell’uomo, e cerca di farci ingoiare le storie più balorde che ci siano. E deve, difatti, far così: come Le ho detto, sul piano della storia e della scienza o, in una parola, della ragione, gli Hilberg e i Pressac sono stati ridotti a zero dai revisionisti. Allora, disperando per la causa, e per propria inclinazione, i sostenitori dell’Olocausto si sono rivolti ai Claude Lanzmann, agli Elie Wiesel, ai Marek Halter, agli Steven Spielberg, vale a dire a dei narratori di storie ebraiche, che hanno in orrore la scienza storica. Essi del resto non lo nascondono affatto. E. Wiesel, che è il più grande dei nostri falsi testimoni, ha finito con lo scrivere nelle sue memorie: “È meglio che le camere a gas restino chiuse agli sguardi indiscreti. E all’immaginazione” (Tous les fleuves vont à la mer…, Le Seuil, 1994, p. 97). Quanto a Claude Lanzmann, che ha finito con il confessare d’avere pagato, e caro, i suoi “testimoni” tedeschi per il film Shoah, egli ha sempre proclamato il suo odio per gli storici e per i loro documenti, giungendo ad affermare che, se avesse scoperto un film che mostrava una scena di gassazione degli ebrei, lo avrebbe distrutto. Questa tipologia di commercianti è a favore dei racconti, dei romanzi, delle novelle, dei film, del teatro, degli spettacoli d’ogni genere, e parteggia anche per il kitsch, purché questo serva ciò che essi chiamano la Memoria. Essi sono a favore de “la Mémoria” tale e quale la si scrive ad Hollywood, allo Yad Vashem o in quelle Disneyland che stanno diventando, progressivamente, tutti questi musei degli orrori che proliferano ad Auschwitz, a Berlino, a Washington o in cento altri punti del globo. Costoro privilegiano i metodi hollywoodiani e le prassi scenografiche più disoneste e disdegnano apertamente la storia. Si interessano all’arte di suscitare delle emozioni. Questa gente segue le ricette dello “story-telling”, vale a dire l’arte di imbastire una buona storia, dove il lettore o lo spettatore, gustando simultaneamente il piacere dell’indignazione contro i cattivi nazisti e quello della commiserazione per i poveri ebrei, potrà abbandonarsi al pianto. La letteratura olocaustica rigurgita di racconti di orrori e di miracoli degni dell’Antico Testamento, con le sue storie delle Piaghe d’Egitto, del Mar Rosso, delle Mura di Gerico o di Giosué che ottiene che il sole si fermi in modo che gli ebrei possano compiere un massacro. Si tratta lì di una lunga tradizione ebraica, la cui parola d’ordine è: “Niente Storia ma delle storie”. In un testo datato al 15 giugno 2006 ed intitolato: “Mémoire juive contre l’histoire (ou l’aversion juive pour tout examen critique de la Shoah)”  (“Memoria ebraica contro la storia [o l’avversione ebraica per ogni esame critico della Shoah]”), raccontavo della disavventura toccata al più prestigioso storico israeliano, Ben Zion Dinur, nato Dinaburg (1884-1973). Fondatore dell’Istituto Yad Vashem, egli ha avuto l’audacia di preconizzare la diffidenza dell’ambito scientifico rispetto alle innumerevoli “testimonianze” dei “sopravissuti” o “miracolati”; voleva verificarne l’autenticità; così facendo, ha provocato contro di sé una temibile campagna che l’ha costretto, alla fine, a dimettersi dalla direzione dello Yad Vashem.

A partire dal 1995-1996, gli storici de “l’Olocausto” hanno definitivamente ceduto il passo ai servitori della Memoria. Nel 1996, una sorta di Pressac in sedicesimo, Robert Jan van Pelt, universitario canadese, sarà stato l’ultimo storico ebreo a tentare di difendere la tesi de “l’Olocausto” sul piano scientifico. Dopo questa data, gli specialisti dell’argomento hanno moltiplicato le pubblicazioni in cui ognuno di loro fornisce la propria particolare interpretazione de “l’Olocausto”, ma senza più tentare di dimostrare, in via preliminare, che vi sia stato effettivamente un genocidio degli ebrei e delle camere a gas naziste. Per contro, siamo intossicati con una letteratura strabiliante, nello stile dei racconti di Misha Defonseca, di Shlomo Venezia o di quel consacrato burlone di Padre Patrick Desbois: una bambinella ebrea, adottata dai lupi, attraversa con loro l’intera Europa alla ricerca dei suoi genitori deportati ad Auschwitz; i camini dei crematori lanciano, giorno dopo giorno, notte dopo notte, delle fiamme verso il cielo (mentre un solo fuoco di ciminiera avrebbe interrotto per lungo tempo ogni attività di cremazione); quando i Tedeschi decidono di giustiziare dei grandi gruppi d’ebrei, mobilitano dei bambini ai quali ordinano di battere su delle casseruole per coprire il rumore delle fucilate e le grida delle vittime; “Noi eravamo trenta fanciulle ucraine che dovevano, a piedi nudi, pigiare i corpi degli Ebrei e gettarvi sopra una fine coltre di sabbia, in modo che gli altri Ebrei potessero adagiarvisi” (Padre Patrick Desbois, Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, pp. 115-116); “Poi, un altro giorno, in un altro villaggio, qualcuno che, bambino, era stato requisito per scavare una fossa ci racconta che una mano uscita dal suolo si è appiccicata alla sua pelle” (pp. 92-93); “[Samuel Arabski] ci ha spiegato, con lo sguardo colmo di terrore, che la mano di un Ebreo uscita dalla fossa è venuta ad afferrare la sua pelle” (p. 102). Non si finirebbe mai di enumerare queste fantasmagorie che sono disonorevoli per chi le inventa, le stampa o ne fa dei film, e che degradano, allo stesso tempo, coloro che sono indotti a leggerne il racconto, o a vederne la rappresentazione.

Da parte mia, prendendo atto del fatto che, in questi ultimi dieci anni, la storiografia de “l’Olocausto” si è ridotta essenzialmente a queste sotto-produzioni, ho l’impressione che il mio ruolo sia sul finire. Ho 79 anni. Non consacrerò quel poco di vita che mi resta a dimostrare l’assurdità, sempre più grossolana, del commercio o dell’industria de “l’Olocausto”. I revisionisti l’hanno già ampiamente provata: La storia del preteso sterminio degli Ebrei e delle pretese camere a gas naziste è un’impostura che ha aperto la strada ad una gigantesca truffa politico finanziaria, di cui i beneficiari principali sono lo Stato di Israele e il sionismo internazionale, e le cui vittime principali sono il popolo tedesco – ma non i suoi governanti – e l’intero popolo palestinese. Sono giunto a questa conclusione nel 1980. Al giorno d’oggi, 5 febbraio 2008, non devo cambiarla di un iota.

Per riassumere in una frase il bilancio personale degli ultimi trent’anni da me già consacrati al revisionismo storico, dirò che io ho semplicemente voluto, con dei mezzi risibili, servire una causa ingrata: quella della scienza storica. Non ho nient’altro da dire a mia difesa.

Le sono grato di avermi accordato la parola. Il primo giornalista che abbia voluto darmela per davvero è stato uno dei Suoi connazionali. Si chiamava Antonio Pitamitz. Era nel 1979, sul mensile Storia Illustrata, poi scomparso. Oggi, un professore universitario si batte aspramente perché mi sia accordato il diritto di esporre le mie vedute – delle vedute che egli forse per parte sua non condivide – e si tratta ancora di un Italiano. Lei lo conosce: si chiama Claudio Moffa.
   5 febbraio 2008



* Questa traduzione della frase di Hilberg, con “non ... solo in esecuzione delle leggi... per rendere not as much a product of laws..., è errata; una versione più esatta e fedele è: “In ultima analisi, la distruzione degli Ebrei era non tanto il prodotto di un'esecuzione delle leggi e degli ordini quanto un affare di disposizione dello spirito, di una comprensione condivisa, di una consonanza e di un sincronismo” (NdT).